Dossier « Regard sur l’Asie » : ‘Jade Goddess of Mercy’, d’Ann Hui

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Après la comédie d’action coréenne Guns and Talks de Jang Jin, nous nous attardons ce mois-ci sur Jade Goddess of Mercy, de la réalisatrice chinoise Ann Hui.

S’il est une figure phare du cinéma de Hong Kong souvent négligée par les aficionados occidentaux, c’est celle de Ann Hui On-Wah. On lui doit notamment Song of the Exile qui mettait en vedette Maggie Cheung en 1990, mais aussi Summer Snow (1995), avec Josephine Siao, et plus récemment July Rhapsody (2002), avec Jacky Cheung et Anita Mui. A l’instar de Tsui Hark, Stanley Kwan ou encore Kirk Wong, Ann Hui fait partie des réalisateurs majeurs de la « nouvelle vague » du cinéma de Hong Kong qui a marqué les années 80, à la fin du règne de la Shaw Brothers. Si ses œuvres n’ont pas toujours remporté des succès publics, c’est sans doute parce qu’elles échappent pour la plupart au règne des films de genre qui fait le rayonnement du cinéma de l’ex-colonie britannique.

Avec Jade Goddess of Mercy, qu’elle signe en 2004, Ann Hui se lance pourtant dans le film d’action à travers l’histoire d’une jeune policière partagée entre son sens du devoir et ses sentiments personnels. Le genre est cependant habilement exploité pour laisser une place importante au drame et à un développement admirable des personnages.

Adapté d’un roman de l’écrivain chinois Hai Yan, Jade Goddess of Mercy débute par le récit de Yang Rui (Liu Yunlong), jeune gigolo dont la clientèle se compose de femmes fortunées. Lorsque Yang Rui rencontre He Yanhong (Vicky Zhao Wei), une femme simple et mystérieuse, il a le coup de foudre et décide de mettre son travail de côté afin de tout faire pour la séduire, allant jusqu’à se mettre en danger. A travers le regard du jeune homme qui entre progressivement dans la vie de la He Yanhong, on devine que celle-ci cache une douleur profonde, un passé trouble. C’est ce qu’elle lui révélera à travers une lettre lui qui bouleversera Yang Rui : ancienne policière, He Yanhong, de son véritable nom An Xin, a dû changer d’identité suite à une sombre affaire qui la met toujours en danger, elle et son fils.

Si la première demi-heure de Jade Goddess of Mercy laisse présager d’un drame romantique, Ann Hui brouille habilement les pistes en changeant brutalement de ton dès lors que commence le long flash-back dévoilant le passé de An Xin. Aux décors citadins et à l’ambiance des bars nocturne du début succèdent les grands espaces qui entourent la petite ville de Nande. Le flash-back nous plonge tout d’abord au beau milieu d’une violente fusillade dans laquelle on découvre An Xin en action, avant de comprendre que son quotidien se partage entre l’entraînement, les missions et les préparatifs pour son mariage avec son fiancé Tiejun (Chen Jianbin).

Le principe narratif du récit dans le récit permet d’alterner les points de vue sur An Xin, personnage central de l’histoire. On la voyait d’abord de l’extérieur à travers le regard de Yang Rui, on la découvre ensuite de l’intérieur puisqu’elle se substitue au jeune homme en tant que narratrice. Pourtant An Xin gardera quelque chose d’insaisissable tout au long de l’histoire. La femme que l’on compare à la Déesse de la Miséricorde (Yu Guanyin), c’est elle. A l’image de son nom qui signifie « paix », cette comparaison a quelque chose d’ironique puisque la jeune femme entraîne la plupart de ses proches dans son destin tragique. Elle est d’ailleurs elle-même animée par des dilemmes insurmontables, à commencer par celui qui se joue entre son aspiration à mener une existence paisible et son instinct qui la pousse vers le danger, elle qui se dit animée d’un désir de bataille caractéristique des personnes de sa branche professionnelle. L’autre conflit intérieur voit s’affronter son sens du devoir policier et sa passion pour un hors la loi, un dilemme qui a peut-être tout à voir avec le premier.

Chacun des trois hommes qui croisent le chemin d’An Xin incarne un désir différent à ses yeux. Le premier homme, Tiejun (Chen Jianbin), lui offre la possibilité de fonder une famille, de mener une vie sans surprise. Mais cette voie implique peut-être un prix, celui de renoncer à son identité, les risques du métier de policière étant mal acceptés par son fiancé.

Sa seconde rencontre masculine déterminante, Mao Jie (Nicholas Tse), incarne la passion et le désir sexuel. Le choc se fait ressentir dès leur première entrevue puisque celle-ci est provoquée par un seau d’eau qu’ils ont tout deux reçu sur la tête. Pressentant peut-être la menace, An Xin tente alors d’éviter Mao Jie, mais le jeune homme insistant s’impose dans son champ de vision. Mao Jie est immédiatement associé à l’illégalité à travers le furtif épisode de la serviette, où il fait croire un instant à la jeune femme qu’il est entré par effraction dans une propriété pour voler l’objet. Le plan qui clôt la séquence de leur rencontre, un ralenti sur Maojie de profil levant les yeux vers le ciel, traduit tant par l’image que par les sons la sensualité de leur premier contact. Au contraire de Tiejun, que l’on côtoie surtout dans des décors ayant trait au quotidien de la jeune femme (la maison, le bureau, la gare), Maojie emmène An Xin explorer des lieux inconnus avoisinant la ville. La superbe scène de baiser se joue dans une voiture coincée dans un marais, comme si les deux jeunes gens se retrouvaient piégés par le destin.

Enfin, le troisième homme, Yang Rui, s’impose lui aussi tout comme Mao Jie dans la vie d’An Xin, mais lui manifeste par la suite une attention qui évoque davantage l’attitude de Tiejun. Ces rencontres incarnent les tiraillements que vit constamment An Xin et qui l’entraîneront malgré elle dans un cycle de violence incontrôlable.

Ann Hui utilise judicieusement une mise en scène et un montage rythmés lors des fusillades pour laisser place ensuite à des longs plans-séquences dans les moments plus intimistes, ce qui permet ainsi aux personnages de vivre à l’écran. La force de Jade Goddess of Mercy réside dans le portrait émouvant et toujours crédible d’An Xin qui se dresse au fil des événements.

Policière, épouse, mère, amante, An Xin est imparfaite dans tous les rôles et pourtant elle les remplit chacun à sa manière. Même dans les instants les plus tragiques, Jade Goddess of Mercy se refuse à toute effusion larmoyante. Par ailleurs, aucun regard moralisateur n’est jamais porté sur les personnages, qu’il s’agisse des choix de vie de la jeune femme – des choix foncièrement atypiques dans un film de Hong Kong – ou des actions et réactions des hommes qui traversent sa vie.

Jade Goddess of Mercy est aussi servi par une extraordinaire direction d’acteurs, l’occasion pour Vicky Zhao Wei (Shaolin Soccer), d’exprimer l’étendue de son talent. La comédienne a su saisir la complexité et l’ambivalence de son personnage et exprime à travers son regard tout le poids de l’existence de An Xin. Compte tenu de son gabarit peu imposant, elle se révèle aussi étonnamment crédible dans l’action, d’autant plus que les affrontements privilégient la violence des impacts et le réalisme des coups portés.

Le jeune Nicholas Tse (Time and Tide), que l’on connaissait davantage dans des rôles valorisants, révèle ici enfin sa part des ténèbres à travers un personnage extrêmement sombre qui va jusqu’à commettre des actes irréversibles, même si l’on ne peut se résoudre à le détester. Enfin, on mentionnera aussi les prestations de Liu Yunlong, dans le rôle de Yang Rui, et de Chen Jianbin, qui interprète Tiejun, moins connus de par chez nous mais tout aussi talentueux que leurs compatriotes.

A travers le destin de An Xin et des hommes qui gravitent autour d’elle, Ann Hui nous conte une histoire émouvante bien que méchamment cruelle puisque personne n’est épargné par la souffrance. En tirant partie du genre du film d’action pour exprimer les tourments intérieurs de son personnage principal, Ann Hui signe avec Jade Goddess of Mercy une œuvre originale, à la fois violente et profondément humaine et surtout imprévisible – une œuvre comme on aimerait en voir plus souvent dans le paysage un peu trop balisé du cinéma hong kongais.

Elodie Leroy

Portrait : Nicholas Tse

Jade Goddess of Mercy marquait le grand retour de Nicholas Tse, qui apparaît cette semaine dans Wu Ji, la Légende des Cavaliers du Vent, l’occasion de revenir sur ses neuf ans de carrière…

A vingt-cinq ans seulement, il affiche déjà vingt-sept films au compteur ainsi qu’une quinzaine d’albums à succès. En France, c’est avec le succès de Gen-X Cops (1999), disponible à l’époque uniquement en DVD import, que le nom de Nicholas Tse Ting-Fung a commencé à circuler parmi les fans de cinéma hongkongais. Pas toujours en bien, le film de Benny Chan représentant aux yeux de ces derniers le pire exemple de ce qu’était en train de devenir le cinéma de Hong Kong, et le jeune acteur se retrouvant instantanément qualifié de « mèche rebelle » ou, insulte suprême, d' »idole pour midinettes ». Et pourtant… certains des plus grands réalisateurs de l’ex-colonie et d’ailleurs ne s’y sont pas trompés : Tsui Hark, Ann Hui et aujourd’hui Chen Kaige ont su détecter le potentiel derrière le joli minois et la bad boy attitude. Aux côtés de Daniel Wu et de Sam Lee qui ont vu leur succès au cinéma décoller à peu près au même moment, Nicholas Tse apparaît plus que jamais comme l’un des jeunes comédiens les plus prometteurs du cinéma hongkongais.

La carrière bien remplie du rocker casseur de guitares (une provocation mal acceptée à Hong Kong et qui lui valut de nombreux avertissements) ne s’est cependant pas déroulée sans heurts. Comme beaucoup d’enfants de stars, le petit Nicholas est expédié par ses parents à l’étranger à l’âge de sept ans seulement, officiellement pour ne pas subir la pression des paparazzis et y apprendre l’anglais. Après un bref détour par Phoenix, Arizona, il ne rentre à Hong Kong que huit ans plus tard, plus à l’aise dans la langue de Shakespeare que dans sa langue maternelle, le chinois cantonais. Il est introduit illico presto dans le business en 1997 par son père Patrick Tse, star du cinéma de Hong Kong des années 60 et débute une discrète carrière musicale chez EEG (Emperor Entertainement Group) qui ne prendra véritablement son essor qu’un peu plus tard, avec l’album Viva qui lui vaudra le surnom de « Prince de la Canto-Pop ». Les débuts d’une reconnaissance qui se verra couronnée en 2002 par l’obtention d’un Music Award en tant qu’artiste le plus vendu en Chine, peu de temps avant les entrées en scènes spectaculaires de ses nouveaux rivaux directs, le Taiwanais Jay Chou et le Coréen Rain.

Nicholas Tse dans WU JI de Chen Kaige

Si les premiers albums de Nicholas Tse souffrent de l’effet boîte-à-musique caractéristique de la pop cantonaise produite à la chaîne, l’entraînement forcé induit par l’enchaînement des albums et des concerts aura tout de même largement porté ses fruits. Non seulement le jeune homme déchaîne les foules lors de concerts particulièrement animés, mais sa voix gagne en texture et sa musique en maturité d’albums en albums, jusqu’à atteindre le parfait équilibre entre rock péchu et balades sensuelles dans le très beau Jade Butterfly sorti en 2001 et dont il a composé plusieurs morceaux.

Entre temps, et comme nous sommes à Hong Kong, la percée discographique de Nicholas Tse s’accompagne d’inévitables débuts d’acteur à la télévision en 1998, dans Aiming High, série en vingt épisodes qui s’articule autour de l’univers du judo. Il n’a alors que 17 ans. Mais c’est l’année suivante avec son premier film, Young and Dangerous: the Prequel où il reprend le rôle tenu par Ekin Cheng dans les six opus extrêmement populaires réalisés par Andrew Lau Wai-Keung entre 1996 et 2000, qu’il attire l’attention des critiques. Malgré l’emballage parfois excessivement « mode » de la chose, qui lui permet de poser à loisir lors de deux ou trois scènes inutilement clipesques, il révèle une présence intrigante, à la fois triste, sensible et agressive. Il sera d’ailleurs récompensé par un Hong Kong Award du meilleur espoir masculin pour son excellente prestation. Il confirme l’année suivante avec l’un de ses plus beaux rôles, celui d’une racaille surnommée Smokey, aux côtés du vétéran Eric Tsang d ans le superbe Metade Fumaca de Yip Kam-Hung. Naturel dans son jeu, discret mais jamais effacé, capable de passer du rire aux larmes en un clin d’œil, il recueille une fois encore à juste titre les compliments de la critique.

Nicholas Tse dans TIME AND TIDE de Tsui Hark

Simultanément survient le rouleau compresseur Gen-X Cops produit par Jackie Chan, qui transforme notre jeune débutant en véritable icône de la jeunesse locale. Ce film à gros budget, rigolo et complètement fantaisiste est un énorme succès et scelle l’amitié de Nicholas Tse et Stephen Fung, qui co-dirigeront deux ans plus tard l’un des segments de Heroes in Love. L’année 1999 s’avère décidément fructueuse puisque Nic Tse se retrouve à l’affiche de A Man Called Hero, dans lequel il interprète le fils d’Ekin Cheng, rôle malheureusement largement amputé dans la version internationale du film. C’est l’occasion de travailler de nouveau avec Andrew Lau qui avait guidé ses premiers pas sur le grand écran et à l’égard duquel il continue d’éprouver une grande reconnaissance.

Un nouveau pas est franchi l’année suivante avec un premier rôle dans le film qui marque simultanément le grand retour du génial Tsui Hark, définitivement revenu de son étrange escapade à Hollywood. Il s’agit de Time and Tide, film d’action virtuose et complètement barge qui oppose le jeune acteur/chanteur à la star Wu Bai, musicien établi et membre du groupe taïwanais China Blue. Au milieu de ce maelström furieux d’images en mouvement, leur duo improbable fait des étincelles. C’est d’ailleurs à celui qui marquera aussi le plus de points du côté de la bande-originale car les deux y vont de leur contribution, Nicholas Tse l’emportant au final avec son Pythagorean Theorem, thème de sa composition qui fait l’ouverture du film et en embrasse parfaitement le ton décalé.

TIME AND TIDE de Tsui Hark

Étonnamment – et Time and Tide renforce plus que jamais cette impression – la personnalité tout en nuance de Nicholas Tse à l’écran se situe aux antipodes des outrances de son personnage médiatique de rebelle en colère, agresseur de photographes à ses heures perdues. A la fois naturels, sensibles et malicieusement séducteurs, ses personnages semblent perpétuellement osciller entre timide réserve et farouche détermination. Des qualités qui ne vont toutefois guère lui servir durant les deux années qui suivent puisque aussi vite que s’étaient bousculés au portillon les projets alléchants, les nanars ou semi-nanars vont se succéder à un rythme inquiétant.

Parmi eux, on citera le ridicule Master Q 2001 – pourtant produit par Tsui Hark – ; le marrant mais bâclé My Schoolmate, the Barabarian, production Wong Jing à l’occasion de laquelle il retrouve son pote Stephen Fung ; l’infâme et irrécupérable Tiramisu de Dante Lam ; ou encore 2002, l’un des quelques gros ratages du brillant Wilson Yip (SPL), film qui a cependant le mérite de lui offrir au moins une belle scène dramatique dans un océan d’absurdités parfois (involontairement) désopilantes.

Le bilan n’est pas fameux à ce stade. Tsui Hark a beau être passé par là, la carrière cinématographique enthousiasmante du Prince de la Canto-pop s’enlise lentement mais sûrement dans des rôles paresseux qui ne font que capitaliser sur une image de coolitude marketing sans grand intérêt.

nicholastse_01L’année 2002 marque une trêve brutale dans le parcours de la star. Accusé d’avoir indirectement soudoyé un officier de police à la suite du crash de sa rutilante Ferrari le 23 mars au soir, le jeune homme doit rendre compte de ses actes devant la justice. Panique à bord. Les spéculations – plutôt malveillantes – vont bon train et Jackie Chan en personne se déplace au Tribunal afin de plaider en faveur de son protégé. Ce dernier écope finalement de deux semaines de prison agrémentées de 240 heures de travaux d’intérêt général. Une peine certes légère au vu des estimations de l’époque – il risquait deux ans de prison –, mais l’emballement médiatique qui entoure l’événement l’incite à prendre quelques distances.

Six mois sabbatiques plus tard, et c’est reparti : la reprise des contrats de publicité suspendus depuis la tombée du verdict, un nouvel album intitulé Reborn – en toute modestie – et un nouveau film en perspective qui s’annonce comme le premier d’une longue série. Alors qu’on le disait fichu, il semble au contraire avoir pris un nouveau départ. Cette nouvelle maturité s’exprime dans des choix réfléchis de rôles plus sombres, comme en atteste justement Jade Goddess of Mercy. Sous le regard de la cinéaste Ann Hui, il s’y montre sous un jour complexe, tour à tour imprévisible, brutal, sensuel et attachant. L’enfant gâté semble avoir soudainement grandi.

L’impression se confirme en 2004 avec New Police Story de Benny Chan où, plus charmeur que jamais, il vole à plus d’une reprise la vedette au grand Jackie. Un honnête Moving Targets de Wong Jing, aux côté de son rival et ami Edison Chen ainsi qu’une caméo dans Enter the Phoenix, premier long-métrage de Stephen Fung, viennent compléter le tableau d’une année globalement réussie.

Le « Reborn » Nicholas Tse n’est évidemment pas à l’abri d’un ou deux faux pas, mais l’année 2005, marquée par des films particulièrement ambitieux, s’avère encore plus intéressante que la précédente. Entre un rôle comique haut en couleurs dans A Chinese Tall Story, réalisé par Jeff Lau à grand renfort d’effets spéciaux et où il reprend le rôle tenu par Stephen Chow dans les Chinese Odyssey (1994), et un personnage de sombre Duc dans Wu Ji, La Légende des Cavaliers du Vent, dernier film en date du réalisateur chinois Chen Kaige, le moins que l’on puisse dire est qu’il semble soigner plus finement ses choix.

Sa prestation remarquable dans Wu Ji atteste, tout comme Jade Goddess of Mercy, à quel point son jeu s’est étoffé tout récemment, peut-être aussi parce que ces rôles a priori antipathiques lui permettent enfin d’exprimer toute son ambivalence et d’apparaître ainsi dans toute sa dimension humaine, en tant qu’adulte cette fois et non plus en tant qu’adolescent.

En attendant le prometteur Dragon Tiger Gate de Wilson Yip qui le verra manifestement renouer avec la baston pure et dure aux côtés de Donnie Yen et de Shawn Yue et qui sait, avec des personnages plus légers, on ne peut qu’espérer que sa carrière poursuive sur cette belle lancée.

Caroline Leroy

Dossier publié le 17 mars 2006 sur DVDRama.com, dans le cadre de la rubrique « Regard sur l’Asie »

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