‘100 Days My Prince’ avec Do Kyung Soo et Nam Ji Hyun: premières impressions

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Actuellement diffusé sur tvN, le drama coréen 100 Days My Prince (tvN) met en scène Do Kyung Soo et Nam Ji Hyun dans une romance en costumes sur fond d’intrigues de palais. Si le scénario s’appuie sur un canevas classique, l’histoire réserve très vite des surprises et s’annonce comme une comédie romantique pétillante, grâce à une écriture efficace, une réalisation classieuse et une alchimie immédiate entre les deux interprètes principaux. Ces premières impressions se basent sur les trois premiers épisodes du drama.


Synopsis : Sous la dynastie Joseon, le prince héritier Lee Yool se montre exécrable avec sa famille et le personnel du palais. A la suite d’une tentative d’assassinat à son encontre, Lee Yool est porté disparu. En réalité, il a perdu la mémoire et a été recueilli par une famille pauvre.

Diffusé depuis le 10 septembre 2018 sur tvN, 100 Days My Prince prend le créneau du lundi-mardi occupé auparavant par Let’s Eat 3 et sera suivi début novembre par Mama Fairy and the Woodcutter. En quelques semaines, les ratings de 100 Days My Prince se sont envolés en passant de 5 % à presque 10 %. Autant dire que cette nouvelle réalisation de Lee Jong Jae, qui change radicalement de registre après le thriller SF Duel, remporte un joli succès.

Dans le monde haut en couleurs des sageuk dramas, on ne compte plus les héros qui perdent la mémoire et les histoires qui débutent par la destruction d’une famille noble. 100 Days My Prince reprend sans vergogne ces deux ingrédients classiques. Le premier épisode se déroule pendant l’enfance de Lee Yool et Hong Shim, dont l’amitié pure et innocente est brutalement interrompue par les intrigues politiques des adultes. Ces complots entre hommes de la noblesse se soldent par la mort du père de Hong Shim et par la disparition de la petite fille et de son frère, laissant le jeune Lee Yool bloqué dans son traumatisme. A l’âge adulte, Lee Yool (Do Kyung Soo) et Hong Shim (Nam Ji Hyun) se retrouvent par un coup du destin, lorsque le jeune prince, qui a survécu à une tentative d’assassinat, est recueilli par le père adoptif de la jeune fille, qui vit désormais dans la pauvreté. Pour des raisons abracadabrantes, il se laissera convaincre d’épouser Hong Shim pour la tirer d’une situation critique engendrée par un ordre absurde qu’il a lui-même édicté en tant que prince !

En dépit d’un canevas scénaristique classique, 100 Days My Prince possède un charme immédiat et ne donne pas une impression de déjà-vu. A l’issue des deux premiers épisodes, qui orchestrent les retrouvailles des deux héros, la romance promet déjà d’être rocambolesque. Le troisième épisode ne déçoit pas : l’histoire d’amour brûle toutes les étapes pour évoluer directement vers le mariage, qui constitue habituellement l’aboutissement d’une comédie romantique. En parallèle avec cette romance qui démarre en trombe et de manière fantaisiste, le ton adopté dans les scènes se déroulant à l’intérieur du palais est résolument sérieux, voire anxiogène. Cette alliance entre suspense et comédie, qui relève d’un savoir-faire propre aux dramas coréens, est soutenue par un montage rythmé et une efficacité scénaristique réjouissante. L’écriture tend à aller droit au but, sans traîner en longueur avec des scènes annexes, tout en prenant le temps d’installer une galerie de personnages secondaires suffisamment étoffée pour ébaucher un univers vivant.


100 Days My Prince séduit également par ses qualités visuelles : au travail soigneux sur les costumes et les décors s’ajoutent une direction de la photographie de toute beauté, sans être tape-à-l’œil, et une réalisation classieuse. Dans le premier épisode, les scènes partagées par les deux enfants réservent quelques moments de grâce et nous plongent dans une douce atmosphère de conte de fées, un sentiment que l’on retrouve par la suite, dans une très jolie scène de l’épisode 3, lorsque Hong Shim prend la main de Lee Yool par la main dans un champ de fleurs.

Le choix de Do Kyung Soo (D.O du groupe EXO) dans le rôle du prince qui dégringole subitement de sa condition, mais conserve ses réflexes de classe, s’avère judicieux. L’acteur apporte immédiatement une couleur émotionnelle spéciale à son personnage, comme il l’a toujours fait dans ses films et ses dramas (il m’avait marquée dans It’s Ok, That’s Love et Hello Monster). Son personnage fait pourtant tout pour se rendre antipathique ! En tant que prince régnant sur le personnel du palais, il se montre déjà plein de colère et d’amertume malgré son jeune âge. Décidément, le réalisateur Lee Jong Jae aime les personnages de jeunes hommes cyniques et tourmentés, mais au visage angélique (celui-ci ne devrait tout de même pas filer un aussi mauvais coton que Lee Sung Hoon dans Duel !).


Quant à Nam Ji Hyun, son jeu a gagné en assurance et en maturité depuis Suspicious Partner. Sa présence chaleureuse et son sens inné de la comédie nourrissent le drama d’une énergie positive et apportent énormément de peps à ses échanges avec son partenaire. L’alchimie fonctionne d’ailleurs à merveille entre les deux acteurs, qui se révèlent tous les deux très bons dans les scènes comiques.

Concernant les méchants, l’affaire est entre de bonnes mains, puisque nos héros devront affronter Jo Sung Ah (Save Me, The K2), toujours parfait en manipulateur. On attend également beaucoup du personnage intriguant de sa fille, interprétée par Han So Hee (Reunited Worlds). Du côté des enfants, la petite Heo Jung Eun (Mr. Sunshine) impressionne par sa présence dans le rôle de Hong Shim enfant. Enfin, on a plaisir à retrouver Kim Ki Doo (Duel, Another Oh Hae Young) dans un rôle conçu pour amuser la galerie, mais qu’il assure avec un petit grain de folie réjouissant.

Vous l’aurez compris, 100 Days My Prince démarre sous les meilleurs auspices pour nous accompagner dans cette période automnale !

Elodie Leroy

>A lire: critique du drama ‘Duel’, de Lee Jong Jae, avec Jung Jae Young et Yang Sejong

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