‘Shark’, avec Kim Nam Gil : KBS envoie le premier teaser

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L’heure est à la vengeance dans les dramas coréens. Et pas n’importe quel type de vengeance : celle d’un homme contre une femme. Song Joong Ki a marqué l’année télévisuelle 2012 avec une prestation unanimement saluée dans The Innocent Man, diffusé sur KBS2, dans lequel il se vengeait de Park Si Yeon. Plus récemment, Kwon Sang Woo s’engageait dans une lutte à mort contre Soo Ae après avoir été honteusement trahi par elle dans Queen of Ambition sur SBS. A présent c’est au tour de Kim Nam Gil de prendre sa revanche sur la douce Son Ye Jin dans Shark que KBS2 proposera tous les lundis et mardis à 22h à partir du 27 mai prochain.

Cette série, dont nous ne connaissons pas encore le nombre d’épisodes, est en réalité le troisième volet d’une trilogie de la vengeance écrite par Kim Ji Woo et réalisée par Park Chan Hong. Dans les deux premiers chapitres, Resurrection (2005) et The Devil (2007), on retrouvait l’acteur Uhm Tae Woong (vu l’année dernière dans The Equator Man). Dans Shark, l’infortuné héros perd son père à cause de la famille de la femme qu’il aime, famille qui tente ensuite de l’éliminer lui aussi. Contraint de changer de visage et d’identité, il prépare sa vengeance, tiraillé entre la haine pour ses bourreaux et son amour pour cette femme. Voilà qui promet.

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Kim Nam Gil dans Shark (KBS)

Kim Nam Gil n’est pas étranger aux thématiques de la vengeance puisque son dernier drama avant son départ pour le service militaire n’était autre que le superbe Bad Guy, dans lequel il s’attaquait là aussi à la famille puissante qui avait détruit sa vie. Dans la peau de ce personnage suave et charismatique, il livrait une prestation tout en finesse et en sensualité, mettant le feu absolument partout sur son passage. Autant dire que le fait que Shark donne de prime abord l’impression de prolonger le charme de Bad Guy plus qu’autre chose ne diminue en rien l’attente qu’il suscite.

D’autant qu’il ne faut pas oublier que Kim Nam Gil, dont la popularité a explosé tardivement avec le drama Queen Seon Duk en 2009, avait déjà une belle carrière au cinéma avant cela, marquée par deux rôles particulièrement sulfureux dans les films No Regret de Lee Song Hee Il (2006) et Portrait of a Beauty de Jeon Yun Su (2008) et une prédilection pour le film d’auteur exigeant : il a non seulement tourné le poignant drame homo No Regret pour presque rien mais c’est grâce à lui que Cho Chang Ho a pu sortir en salles son Lovers Vanished en 2010.

Son Ye Jin dans Shark (2013)

Son Ye Jin dans Shark (2013)

Quant à Son Ye Jin, ses qualités d’actrices ne sont plus à démontrer non plus. Aussi à l’aise dans la comédie romantique que dans le mélodrame, elle dégage néanmoins presque toujours une image de fragilité. Parmi ses prestations les plus marquantes, on compte le beau film Lovers Concerto de Lee Han (2002) où elle partage la vedette avec Cha Tae Hyun et la regrettée Lee Eun Joo ; le drama Summer Scent (2003), troisième volet de la tétralogie Endless Love de KBS dans lequel elle a pour partenaire Song Seung Heon ; le mélodrame ultra lacrymal A Moment to Remember (2005) dans lequel, atteinte précocement de la maladie d’Akzheimer, elle brise le coeur de Jung Woo Sung ; ou encore le subtil et ethéré April Snow de Hur Jin Ho (2005), qui la voit rencontrer le destin de Bae Yong Joon (le film est sorti en France en 2006). Dans un registre plus léger, elle a tenté le rôle de la geek rigolote dans le décevant Personal Taste (2010) où Lee Min Ho se fait passer pour un gay afin de vivre avec elle. On espère que Shark lui permettra de montrer plus d’aspérité dans sa personnalité à l’écran, surtout lorsque l’on a présent à l’esprit son apparition dans l’épisode 70 du variety show Running Man, où elle prouve malicieusement qu’elle n’est pas tout à fait celle qu’on croit…

Caroline Leroy

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