Critique : ‘Détective Conan : Mémoire assassinée’ (Film 4), de Kenji Kodama

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Pour son quatrième rendez-vous cinématographique, intitulé Détective Conan : Mémoire assassinée, Conan nous sert la recette qui fait son succès en salles jusqu’à nos jours : du suspense, du drame et une bonne dose d’humour. Le long métrage n’est pas le meilleur de la série de films inspirés du manga de Gosho Aoyama, mais reste un divertissement de bonne facture, grâce à un scénario bien fichu et à une bonne exploitation de l’acquis que constitue la très attachante galerie de personnages créée par le mangaka.

Sorti en avril 2000 sur les écrans japonais, Détective Conan : Mémoire assassinée est le quatrième film dérivé du célèbre manga créé par Gosho Aoyama. Dans cette aventure inédite, notre petit Conan Edogawa doit résoudre une nouvelle énigme impliquant toute la police ou presque, puisque ce sont plusieurs inspecteurs qui tombent les uns après les autres sous les coups d’un mystérieux assassin. Et comme souvent dans Détective Conan, le(la) criminel(le) n’a pas froid aux yeux, le premier meurtre se déroulant en pleine rue sous les yeux de Conan et de ses petits camarades, les « Detective Boys ».

detective_conan_film4_01Cependant, le véritable drame de ce quatrième film survient un peu plus tard, lorsque l’inspecteur Satô elle-même est victime du meurtrier : non seulement celle-ci se retrouve dans un état critique, mais la tragédie met Ran dans un état de choc tel qu’elle en devient amnésique. Conan parviendra-t-il à résoudre l’énigme tout en aidant Ran à retrouver la mémoire ? Quelle question!…

L’association de l’enquête policière et du suspense dramatique est à peu près systématiquement mise en avant dans les longs métrages dédiés à Conan, alors qu’elle est plus occasionnelle – mais non moins efficace – dans le manga et a fortiori dans la série télévisée. Après Détective Conan : La 14ème Cible, c’est la seconde fois que Ran Môri se retrouve au premier plan d’une enquête policière d’un film de Conan, à ceci près qu’elle n’est qu’une victime passive dans Détective Conan : Mémoire assassinée. La perte de mémoire n’est ici que prétexte à remettre sur le tapis sa relation avec Shinichi, mais le résultat est loin d’être aussi probant que dans le deuxième film.

Ce quatrième long métrage se montre plus convaincant sur le plan de l’enquête elle-même, assez bien ficelée dans l’ensemble avec son lot de suspects vraiment suspects, et un climax sympathique sous forme de course-poursuite aux quatre coins d’un parc d’attractions. Si l’on passe outre les interventions un peu lourdes des « Detective Boys », passage (malheureusement) obligé de tous les films de Détective Conan, le film se révèle supérieur au précédent, Détective Conan : Le Magicien de la Fin de Siècle, en termes de scénario comme de traitement des personnages. Mais on se trouve toujours en-deçà de la réussite de Détective Conan : La 14ème Cible, indétrônable à ce stade.

Caroline Leroy

Article publié sur Filmsactu.com le 16 juillet 2008

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