Critique : ‘.hack//Liminality’, de Kôichi Mashimo – OAV 1-2

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Suite directe de .hack//SIGN, .hack//Liminality ne reprend toutefois pas les mêmes personnages puisque cette courte série d’OAV (4 épisodes au total) se situe entièrement dans le monde réel. On s’en souvient, le héros de la première série, Tsukasa, est un joueur dont la particularité est, entre autres, de ne parvenir à se déconnecter de The World. Dans la réalité, Tsukasa a sombré dans le coma sans que l’on sache véritablement pourquoi, et c’est précisément là l’un des thèmes que .hack//Liminality s’attache à explorer plus avant : The World recèle une puissance incontrôlable qui affecte de manière dangereuse la vie de ses plus fervents adeptes.

En l’an 2007, le MMORG (Massive Multiplayer Online Role Playing Game) intitulé The World est devenu le jeu le plus répandu sur l’internet mondial. Cependant, ce jeu ne semble pas être sans danger puisqu’au Japon, depuis quelque temps, on recense plusieurs cas de joueurs assidus tombés mystérieusement dans le coma. Mai Minase a échappé de justesse à cette fatalité, au contraire de son ami Kasumi Tomonari, hospitalisé pour une durée indéterminée à la suite de l’incident non élucidé dont ils ont tous deux été victimes. Avec l’aide d’un certain Junichiro Tokuoka, elle va tenter de percer le mystère de The World afin de sauver son ami.

hack_liminality_03Les personnages principaux de ces deux premières OAV, Mai Minase, Junichiro Tokuoka, Masaya Kino (camarade de classe de Mai) et Yuki Aihara (amie de Mai), sont tous animés du désir de mettre fin, pour des raisons diverses mais toujours personnelles, à ce qui ressemble fort à une terrible épidémie. Tandis que le premier épisode se concentre sur la quête de vérité de Mai et Tokuoka au sujet du coma de Tomonari, le deuxième s’apparente plus ou moins à un film catastrophe dans la tradition du genre, où la jeune Yuki se retrouve prisonnière d’une tour privée d’électricité suite à une catastrophe en lien direct avec The World.

Bien que .hack//Liminality soit toujours réalisé par Kôichi Mashimo et produit par Bee Train, le résultat est nettement plus engageant que la plupart des autres volets du Projet .hack, .hack//SIGN y compris. Non seulement la narration y est nettement plus rythmée et inspirée, mais la mise en scène et notamment les cadrages y sont infiniment plus dynamiques et maîtrisés.

hack_liminality_01Certes, les OAV bénéficient de davantage de moyens que les séries, et d’un point de vue visuel, la différence est ici flagrante. Les décors urbains de .hack//Liminality, en particulier, fourmillent de détails tout en s’accordant avec le style graphique nerveux imposé par le character designer Toshiya Washida : l’idée d’encrer certains éléments choisis des décors (ordinateur, téléphone fixé au mur) au lieu de les conserver à l’état de peintures réalistes confère à l’ensemble un aspect très stylisé qui se rapproche de la bande-dessinée.

Par chance, ces OAV ne sont pas simplement agréables à l’œil, elles fonctionnent très bien en tant que thriller et offrent même quelques moments assez planants, comme cette scène très intense où Mai et Tokuoka, entrés par effraction en pleine nuit chez Tomonari, tentent d’accéder à The World depuis le PC de ce dernier.

Plus qu’un excellent complément à .hack//SIGN et ses suites, .hack//Liminality est en soi une bonne série d’OAV, au suspense intrigant et aux qualités esthétiques indéniables. Une très bonne surprise.

Caroline Leroy

Article publié sur DVDRama.com le 11 avril 2007

> Lire la critique des OAV 3 et 4 de .hack//Liminality

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