Critique : ‘.hack//SIGN’, de Kôichi Mashimo – Ep. 17 à 28

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Avec ce deuxième coffret collector de .hack//SIGN regroupant les épisodes 17 à 28, on entre dans une phase plus riche en action comme en contenu. Les réponses commencent à fuser timidement, sans pour autant que tous les mystères de The World ne nous soient révélés. Cette tendance à la préservation du secret constitue à la fois la force et la faiblesse de la série. Verdict.

Subaru se trouve confrontée à un mouvement de contestation de la part des chevaliers rouges qu’elle dirige, et plus précisément venant du pourtant fidèle Ginkan. Ce dernier a pris l’initiative d’arrêter les joueurs qui enfreignent les règles et qu’il considère comme des « criminels », ce qui alarme Subaru : elle décide alors de dissoudre la milice…

hack_sign_08L’intrigue gagne en complexité et les personnages en épaisseur, grâce aux diverses sous-intrigues qui se déploient ici et là – les personnages explorent le jeu par groupe de deux, la plupart du temps. Les premiers épisodes de ce coffret permettent notamment de faire plus ample connaissance avec la princesse Subaru, jusque là observée de loin et toujours accompagnée de sa petite chanson sirupeuse à chaque apparition. Non seulement on comprend mieux quelles sont les difficultés qu’elle a à gérer dans le jeu (la rebellion de ses soldats, ou encore l’apparition à l’intérieur de The World de multiples copycats de son personnage), mais un aperçu nous est donné de sa véritable identité dans le monde réel. Le lien exclusif qu’elle noue avec Tsukasa (et qui provoque précisément la colère de Ginkan) offre l’opportunité de pénétrer la personnalité de l’un comme de l’autre.

Tsukasa continue d’être une énigme à lui seul, à l’instar d’Aura et du chat Maha, toutefois il s’humanise notablement dans le même temps, ce qui permet à l’intrigue de progresser de manière sensible. La série s’améliore d’ailleurs nettement au niveau du rythme à mesure que l’on progresse dans l’histoire.

hack_sign_07D’un autre côté pourtant, le refus des scénaristes d’apporter une résolution satisfaisante à la question Tsukasa à l’issue du dernier épisode de .hack//SIGN provoque une inévitable consternation. Même si la série n’est que la partie du tout que constitue le Projet Hack, les pérégrinations et remises en question personnelles successives de Tsukasa et ses amis auraient mérité un traitement plus approfondi au final, en particulier en ce qui concerne leur sort dans le monde réel, régulièrement évoqué au cours de la série pour se voir évacuer de manière décevante au final.

Les nombreuses pistes abordées dans les précédents épisodes et qui avaient contribué à susciter un intérêt pour le déroulement de l’histoire – telles le personnage énigmatique du créateur, Harold Huick, ou encore les motivations profondes de l’entité maléfique qui corrompt le jeu – ne sont finalement pas poussées plus avant. Cela est d’autant plus regrettable que .hack//SIGN finit par atteindre une certaine intensité à partir des épisodes 20-21.

hack_sign_06Il faut ajouter à tout cela le fait que la série se termine réellement à l’épisode 26 et non à l’épisode 28. En effet, les deux derniers épisodes ne sont que de petits épilogues qui ne font pas gagner l’ensemble en consistance. L’épisode 27 est entièrement consacré à Mimiru et à ses débuts dans le jeu lorsqu’elle n’était qu’une adolescente de treize ans. Le dernier épisode célèbre les retrouvailles de tous les joueurs dans la joie et la bonne humeur.

Même si l’on se dit que d’autres séries et jeux dot hack ont justement pour vocation de redonner un nouvel éclairage sur ce premier volet de la saga, le fait est que c’est avec amertume que l’on quitte .hack//SIGN, une série événement en forme de pétard mouillé qui, malgré de sympathiques moments, ne tient pas ses promesses et se cantonne au premier degré. Dommage.

Caroline Leroy

Article publié sur DVDRama.com le 10 mai 2007

> Lire la critique de .hack//SIGN – Episodes 1 à 16

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