Critique : ‘Planètes’, de Gorô Taniguchi – Episodes 10 à 13

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Curieusement, le troisième volume de Planètes, regroupant les épisodes 10 à 13, se fonde principalement sur le premier tome du manga de Makoto Yukimura, à ceci près que l’anime inclut le personnage de Ai Tanabe dans des aventures qui ne la concernaient pas à l’origine. Le manga, tout à fait sublime dans le fond comme dans la forme, a ceci de particulier que chaque chapitre raconte une histoire à part entière sur une trentaine ou une quarantaine de pages, même si bien entendu toutes ces petites histoires se suivent même si elles sont parfois séparées par de longues plages de temps. Le canevas du manga Planètes est en somme plus proche du roman ou du recueil de nouvelles que de la bande-dessinée.

La série animée suit paisiblement le même modèle, brodant ça et là lorsque le chapitre dont s’inspire l’épisode est particulièrement bref, mais ne respecte pas tout à fait l’ordre des chapitres. D’autre part, certains personnages ont été rajoutés, le manga se concentrant presque exclusivement sur le parcours de Hachimaki et plus accessoirement sur Fee et Yuri – Tanabe faisant son entrée sur le tard. C’est là toute la richesse de la saga Planètes, puisque pour une fois, manga et série sont complémentaires.

planetes_10Justement, la série avait quelque peu oublié Yuri, le cosmonaute russe mélancolique. L’épisode 10, Un ciel de poussière d’étoiles, répare cette lacune puisqu’il lui est très largement consacré et reprend fidèlement l’un des premiers chapitres du manga, celui de la mystérieuse boussole.

On en retrouve deux autres, tout aussi superbement adaptés : l’épisode 12, Une envie simple, dans lequel Fee se démène pour parvenir à fumer une cigarette sur la lune tandis que d’inquiétants activistes dits « les Protecteurs de l’Espace » font systématiquement exploser toutes les salles fumeurs, et l’épisode 13, Une fusée dans le paysage, où Hachimaki rend visite à sa mère et à son jeune frère Ryûtaro, accompagné deYuri et de Ai Tanabe – absente de ce chapitre à l’origine. L’épisode 11, Limite est entièrement original et plutôt réussi bien qu’il mette l’accent sur le personnage plus secondaire de Claire Rondo.

Toujours aussi planante, poétique, drôle et poignante, la série Planètes fait chaud au cœur, tout comme son très joli et joyeux générique de fin qui nous laisse chaque fois le sourire aux lèvres. Un vrai bonheur.

Caroline Leroy

Article publié sur DVDRama.com le 7 novembre 2005

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