‘InuYasha’, de Masashi Ikeda – Episodes 14 à 26

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Plus passionnants encore que les premiers, ces nouveaux épisodes d’InuYasha entrent dans le vif du sujet en permettant réellement à l’intrigue de se déployer de toutes parts avec l’arrivée de personnages incontournables. Alliés ou ennemis, ceux-ci sont amenés à jouer un rôle déterminant dans le parcours d’InuYasha qui se dévoile davantage à chaque épisode sous leur influence. Et tandis que la psychologie du héros et de ses compagnons gagne en subtilité, les scènes d’action font preuve d’une agressivité et d’une intensité dramatique croissantes, achevant de faire d’InuYasha l’une des séries d’animation les plus réussies de ces dernières années.

Avec ce second coffret qui regroupe des épisodes 14 à 26, on entre de plein pied dans le meilleur d’InuYasha. Si les treize premiers épisodes posaient de solides fondations, la dimension dramatique de la série restait encore relativement en retrait, se limitant peu ou prou à la féroce mésentente entre InuYasha et son frère aîné Sesshômaru. L’épisode 14 vient changer la donne du tout au tout avec le retour à la vie de la défunte Kikyo, celle-là même qui avait scellé InuYasha sur l’arbre à l’aide d’une flèche ensorcelée, cinquante ans auparavant.

L’entrée en scène étrange de l’ancienne prêtresse – une sorcière malfaisante la ressuscite à partir d’un mélange improbable de terre et d’os – fait ressurgir un passé douloureux, et pour elle, et pour InuYasha, leur relation ayant définitivement été ternie par la trahison de ce dernier à l’époque. Tout cela n’est pas non plus sans conséquence sur la vie de Kagome elle aussi, dont le destin est inextricablement lié à celui de Kikyo avec laquelle elle partage une ressemblance troublante. Sans compter qu’à partir de là, elle devra supporter de partager le cœur de son compagnon avec la pire des rivales, une femme qui n’est ni morte ni vivante et qui continue de fait d’exercer son emprise sur InuYasha tout en lui vouant une haine insatiable.

Un triangle amoureux un peu pervers prend forme dès lors, qui sera traité avec une finesse renouvelée sur la majeure partie de la série, étroitement mêlé aux autres thèmes et genres abordés par Rumiko Takahashi.

Ces épisodes ne sont pas seulement l’occasion de découvrir Kikyo et ses collecteurs d’âmes, ils permettent aussi de faire la connaissance des deux derniers membres du groupe formé par nos héros : Miroku et Sango. Deux rencontres qui en amènent une troisième, celle de Naraku, qui s’impose insidieusement comme le plus redoutable adversaire d’InuYasha. Comme toujours dans InuYasha, les premiers contacts sont explosifs entre personnages pourtant destinés à s’apprécier par la suite.

Le moine Miroku est affligé d’une malédiction qui lui confère un bien étrange pouvoir, celui d’aspirer n’importe qui et n’importe quoi à l’intérieur de sa main droite dès l’instant où il la met à découvert. Or il ne met pas deux minutes avant de s’en servir contre InuYasha, non sans avoir au préalable tenté de kidnapper Kagome. Quant à Sango, tueuse de démons de son état, elle ne se montre pas plus coopérative au premier abord, même si elle a quelques circonstances atténuantes comme on le constate rapidement. L’intrigue de la série se complexifie évidemment avec l’arrivée de ces deux protagonistes essentiels, ainsi qu’avec le grand retour de Sesshômaru, plus hautain et sadique que jamais.

La série mène avec énormément d’habilité toutes ces relations difficiles entre les protagonistes, sans négliger le moins du monde l’action ni se départir d’un humour impeccablement dosé. Au centre de tout, le personnage d’InuYasha continue à gagner en profondeur à mesure que les épreuves sérieuses s’accumulent, aidé en cela par l’interprétation toujours aussi extraordinaire de Kappei Yamaguchi. Et ce n’est que le début…

Caroline Leroy

Article publié sur Filmsactu.com le 31 octobre 2008

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