Le chanteur de BIGBANG, groupe emblématique de la K-pop, cartonne avec un titre hip hop entraînant et lance des dance covers dans le monde entier.

Enfin disponible après une longue attente, Ringa Linga est le premier extrait de Rise, le second album solo de Taeyang, vocaliste principal de BIGBANG, dont il est l’un des piliers. Au moment de sa sortie, la chanson a conquis le sommet des charts dans cinq pays asiatiques et le clip vidéo, publié le 9 novembre 2013, a atteint le score d’1 million de vues sur YouTube en moins de 24h.

Mais ce qui surprend le plus, c’est l’engouement autour d’une autre vidéo publiée au préalable : la « dance performance ». Il faut dire que la réalisation de cette dernière est absolument virtuose. Pas étonnant que les clubs de danse du monde entier ait tenté de la reproduire, répondant au concours de dance covers lancé par YG Entertainment.

Taeyang au sommet des charts

On l’attendait de pied ferme, ce premier extrait du nouvel album de Taeyang, Rise. Mais Ringa Linga crée tout de même la surprise en amorçant un virage artistique dans la carrière du chanteur, qui opte pour un ton moins sentimental et plus badass que dans son album Solar sorti en 2010.

Ecrit par G-Dragon et Ttokki et arrangé par José E. Luna, Ringa Linga a atteint le sommet des charts dans plusieurs pays hors des frontières de la Corée du Sud, dont Singapour, Taïwan, le Vietnam et la Malaisie.

Mais ce n’est pas tout. Les music videos réalisés autour de Ringa Linga font eux aussi parler d’eux. Pour commencer, le clip officiel a atteint le million de vues sur YouTube en moins de 24h.

Street power et culture traditionnelle coréenne

Superbement réalisé et monté – il porte la marque YG Entertainment -, ce clip nous immerge dans un univers urbain aux couleurs ultra saturées pour nous inviter à faire la fête sous le signe du hip hop. Du pur street power qui parlera à une jeunesse coréenne en pleine conquête de ses libertés, symbolisée ici par un groupe mixte de danseurs très badass, avec leurs tenues sombres aux motifs phosphorescents, et un Taeyang plus charismatique et punk que jamais, tout en sensualité et en énergie.

Taeyang sexy dans Ringa Linga

Chose surprenante, la scène principale, qui évoque un rassemblement de tuning, s’agrémente d’une touche de culture traditionnelle coréenne à travers des acrobates faisant tourner le ruban blanc qui orne leur chapeau.

Enfin, quelques figures de la YG family font bien entendu des caméos, à commencer par l’incontournable G-Dragon, le leader de BIGBANG, qui apparaît aux côtés de Taeyang dans une voiture futuriste, mais aussi les membres de Winner, le nouveau groupe lancé par le label.

Là où Taeyang réalise un véritable coup de maître, c’est avec la vidéo Ringa Linga Dance Performance, sortie deux jours avant le clip officiel. On savait Taeyang danseur d’exception, mais cette fois, il casse littéralement la baraque dans une vidéo excitante réalisée par Jerry Evans.

La chorégraphie, virtuose, est signée par la Néo-zélandaise Parris Goebel, la chorégraphe officielle de Jennifer Lopez, qui est venue avec sa troupe de danseurs basée à Los Angeles pour faire le show. Pour l’anecdote, Goebel a été contactée directement par Taeyang, qui avait été impressionné par son travail dans le clip I Love Cali Boys.

Presque un plan-séquence

La sortie d’une vidéo Dance Performance est très courante dans la K-Pop. Si les MV reposent souvent sur montage très serré, ces performances adoptent la démarche inverse en filmant les danseurs quasi sans interruption,, ce qui permet au public de profiter pleinement du travail de chorégraphie.

Au lieu de se contenter de poser une caméra fixe dans le décor, le réalisateur Jerry Evans balade sa caméra au milieu des danseurs, en n’effectuant en tout et pour tout qu’une seule coupe. Le MV dance performance de Ringa Linga n’est donc pas un plan-séquence, mais presque.

Le plan dans le parking extérieur est absolument magnifique, notamment lors des va-et-vient entre Taeyang et les danseurs apparaissant en contre-jour devant les phares des voitures. Juste après, la caméra se promène dans un long couloir étroit, croisant des danseurs parfaitement coordonnés mais toujours très expressifs, avant qu’un trio nous nous invite dans la salle de danse où s’achèvera la vidéo.

Là encore, un incroyable jeu de caméra nous laisse entrevoir les danseurs un par un, autour d’un Taeyang qui allie comme toujours précision et souplesse dans ses mouvements.

Le chanteur coréen Taeyang (Dong Yong Bae)

Le procédé du plan-séquence n’est pas sans évoquer l’excellent clip de Growl du groupe EXO, sorti le 31 juillet dernier, mais le feeling demeure très différent et la vidéo évoque davantage I Love The Cali Boys.
Il y a du sentiment, dans Ringa Linga, voire une revendication à travers cette troupe de danseurs de rue multi-ethnique et unis dans la danse. Une danse à la fois puissante et gracieuse, stimulante et fédératrice.

Rihanna follows Taeyang

A noter qu’avec Ringa Linga, Taeyang a aussi gagné une nouvelle abonnée sur son compte Instagram : la chanteuse américaine Rihanna. Les déclarations d’admiration de stars américaines auront-elles le même impact que pour Gangnam Style ? Difficile de se prononcer à ce stade de la carrière de la chanson. Mais une chose est sûre, le geste de Rihanna témoigne d’une part de la crédibilité acquise par Taeyang outre-Atlantique, mais aussi, plus généralement, de la reconnaissance de la K-Pop par les acteurs majeurs de l’industrie du disque américaine.

D’autre part, le caractère multi-ethnique du clip a de quoi susciter un réel enthousiasme en ces temps de crise, et si la danse se révèle autrement plus difficile à réaliser que celle de PSY, la chorégraphe a eu la bonne idée d’inclure un mouvement de bras facile à mémoriser lorsque Taeyang prononce « Ringa Linga ».

En tout cas, Ringa Linga confirme une chose : lorsque l’excellence à la coréenne coréenne rencontre le style à l’américaine, l’effet est redoutable et le résultat fait des étincelles !

Ringa Linga revisité par les K-Tigers

[update du 7 décembre 2013] Un mois plus tard, le clip de Ringa Linga continue de faire parlier de lui, mais pas exactement comme on pouvait imaginer.

A la suite d’un concours de dance covers lancé par YG Entertainment, Ringa Linga a lancé un véritable mouvement dans le monde entier. De l’Asie aux Etats-Unis en passant par la France, des jeunes et des clubs de danse de tous les continents y vont de leur cover, dans des décors parfois originaux. Nous découvrons ainsi Ringa Linga en France dans la banlieue parisienne, au Pérou dans les rues de Lima, en Russie ou à Singapour, ou encore dans une université américaine.

Le phénomène est assez courant avec la K-Pop, à ceci près que l’une de ces versions fait énormément parler d’elle, au point qu’elle pourrait bien finir par faire concurrence au clip officiel ! Attention les yeux, ça dépote !

Il s’agit d’une vidéo réalisée par les K-Tigers, une association de renommée mondiale dédiée à la promotion du Taekwondo : dans les locaux de leur gymnase, des garçons, des filles et des enfants délivrent une danse mélangée avec des mouvements d’arts martiaux, pour un résultat absolument spectaculaire et virevoltant.

La vidéo a déjà dépassé les 690 000 vues ! L’agence de Taeyang, YG Entertainement, a elle-même twitté le lien en l’adressant au chanteur…

La vidéo officielle de Ringa Linga Dance Performance a déjà dépassé les 7 millions de vues sur YouTube et le clip a attiré plus de 11 millions d’internautes.

Elodie Leroy

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