Critique : ‘Cellule 211’, de Daniel Monzón

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Le cinéma espagnol n’a pas fini de nous faire trembler ! Plongée oppressante dans l’univers carcéral, Cellule 211 suit la première journée d’un maton pris au piège suite à une mutinerie, et qui se voit contraint de se faire passer pour un détenu. Jouant la carte du réalisme et de la violence viscérale, Daniel Monzón installe dès les premiers plans une tension palpable qui ne baissera pas d’un iota jusqu’au dénouement. Le scénario reste en surface du contexte politique, la présence de prisonniers de l’ETA se voyant réduit à un simple argument scénaristique, mais l’efficacité de la mise en scène est telle que Cellule 211 s’impose comme une vraie réussite en tant que thriller, d’autant que les deux personnages campés par Luis Tosar et Alberto Amman s’avèrent étrangement touchants. Les amateurs de huis clos tendus ne passeront pas à côté de Cellule 211.

Elodie Leroy

Article publié sur Filmsactu.com le 13 août 2010

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