Interview de Lucas Black (‘Fast and Furious: Tokyo Drift’)

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Avec Fast and Furious: Tokyo Drift, sorti le 19 juillet 2006 dans les salles françaises, Lucas Black, 24 ans, obtenait pour la première fois le rôle principal dans un film d’action. On avait remarqué ce jeune acteur au regard malicieux dans La Tête dans le carton à chapeaux d’Antonio Banderas, De si jolis chevaux de Billy Bob Thornton, Retour à Cold Mountain d’Anthony Minghella et plus récemment dans Jarhead de Sam Mendes. A l’occasion de la sortie DVD du troisième opus de la saga automobile fantaisiste Fast and Furious, le 24 janvier prochain, Lucas Black a gentiment accepté de répondre à nos questions.

Caroline Leroy : Vos films précédents étaient très différents de Fast and Furious: Tokyo Drift. Comment avez-vous été amené à tenir le premier rôle de ce film?
Lucas Black : J’avais déjà fait deux films pour Universal Studios (NDLR : Jarhead et Friday Night Lights). Les gens du studio m’avaient en quelque sorte en tête lorsqu’ils ont monté ce projet. Mon manager et mon agent m’ont contacté à ce sujet et j’ai rencontré ensuite le producteur et le réalisateur. Nous avons parlé du film et ils m’ont proposé le rôle.

Etiez-vous un fan des précédents opus de Fast and Furious? Les avez-vous vus à l’époque de leur sortie en salles?
Quand j’étais plus jeune, lorsque je regardais un film, je me disais que je préfèrerais par-dessus tout jouer dans un film d’action. Un film dans le genre de X-Men, par exemple. J’ai vu les précédents Fast and Furious, je les ai beaucoup aimés, et lorsque l’on m’a parlé d’un Fast and Furious 3, j’ai pensé que c’était le projet idéal.

Celui-ci est assez différent des deux autres, il y a davantage d’humour. Votre personnage y contribue énormément. Était-ce votre volonté ou avez-vous suivi les consignes du réalisateur?
Cet humour était présent dès le début du projet, nous l’avons envisagé de cette façon dès le départ. J’en ai parlé avec le réalisateur, et les choses se sont faites naturellement avec le changement de décor. Le film commence à Los Angeles et se déroule ensuite à Tokyo, il y a donc un changement radical d’attitude, d’atmosphère.

Combien de temps a duré le tournage à Tokyo?
Nous avons tourné pendant vingt-trois jours sur place.

Quel a été pour vous le plus grand challenge à relever sur ce film?
Le plus grand défi a certainement été d’apprendre le drift. Mais cet apprentissage n’a pas duré si longtemps que ça. J’ai eu la chance d’être coaché par les meilleurs. C’est le Drift King en personne (NDLR : Keiichi Tsuchiya) qui exécutait mes cascades en voiture ! Il a déjà remporté plusieurs championnats automobiles. Il m’a appris à drifter, il m’a conseillé et a corrigé ma technique. Tout s’est déroulé assez vite.

Avez-vous appris à drifter aussi rapidement que votre personnage?
On ne m’a enseigné que les bases. En réalité, il me faudrait probablement deux bonnes années pour maîtriser vraiment cette technique ! (rires)

Pourriez-vous nous parler de votre travail avec le réalisateur Justin Lin?
Il a fait un excellent travail. C’est quelqu’un de très agréable, qui a les pieds sur terre et qui prend soin de maintenir une très bonne ambiance sur le plateau. J’ai beaucoup apprécié de travailler avec lui.

Seriez-vous partant pour jouer dans un prochain épisode de la franchise Fast and Furious?
Pourquoi pas ! Mais la décision ne m’appartient pas, elle est entre les mains des gens du studio.

Savez-vous quel accueil a reçu le film au Japon?
Je crois qu’il a plutôt bien marché. Ils étaient enthousiastes au sujet du film. Il n’est pas encore sorti en DVD là-bas, mais il a été bien reçu en salles.

Aimez-vous changer de registre? Fast and Furious: Tokyo Drift est un film très fun, mais vous avez aussi joué dans des projets plus sérieux. Avez-vous une préférence pour un type de films en particulier?
Pour être franc, je préfère jouer dans les films divertissants. Les drames, les films plus sérieux dont vous parlez, me donnent davantage l’impression de « travailler ». Les films comme Fast and Furious: Tokyo Drift sont vraiment beaucoup plus agréables à tourner.

Avez-vous des projets en cours?
No, Ma’am ! Pas en ce moment, j’ai donc tout mon temps pour y réfléchir.

Propos recueillis par Caroline Leroy

Interview publiée sur DVDRama.com le 23 janvier 2007

 

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