Test DVD : Des Zombies Nazis en DVD !

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Nous l’avons expliqué abondamment dans notre critique, Dead Snow du Norvégien Tommy Wirkola tient toutes les promesses offertes par son parti pris délirant – un slasher dans lequel des jeunes sont poursuivis par des zombies nazis assoiffés de sang – pour délivrer des scènes gores particulièrement généreuses en hémoglobines, le tout soutenu par des effets spéciaux artisanaux plutôt bien réalisés et surtout par un humour ouvertement régressif. Nous avons testé pour vous le DVD de Dead Snow et visionné les bonus sympathiques qui accompagnent le film.

> Lire la critique de Dead Snow de Tommy Wirkola

TEST DVD DU FILM DEAD SNOW

Image : 4/5
De bonne facture, le transfert fait honneur aux choix visuels du film grâce à une définition nette et une gestion de la palette colorimétrique harmonieuse rendant justice au travail réalisé sur la photographie. Si les scènes de jour mettent en valeur les immenses paysages enneigés, les scènes de nuit demeurent constamment lisibles grâce à des noirs d’une profondeur sans faille. On ne dénote pas de défaut de compression trop flagrant, les légers fourmillements constatés ici et là dans les arrière-plans ne gênant pas le visionnage du film.

Son : 4/5
Comme souvent chez l’éditeur, le film nous est proposé en version originale Dolby Digital 5.1, tandis que la version française se voit octroyer un DTS et un simple stéréo. Si la piste norvégienne se montre efficace grâce une spatialisation satisfaisante et une puissance raisonnablement élevée, le DTS français propose une véritable plus-value en offrant un dynamisme et une richesse sensiblement meilleurs. On le remarque surtout dans le rendu de la musique qui participe pleinement à la fête dans les scènes d’action, qu’il s’agisse de l’introduction sur l’air de Peer Gynt, des titres plus pop ou même des simples morceaux de la bande originale comment dans le premier siège du chalet par les zombies. Les cinq canaux sont stimulés à bon escient, de même que la basse qui sait se faire entendre sans pour autant en faire des caisses. Un beau DTS, en somme. On regrette juste que la version norvégienne n’ait pas bénéficié du même traitement même si, encore une fois, le DD 5.1 offre une qualité satisfaisante. Quant au 2.0, il remplit lui aussi son cahier des charges en jouant efficacement sur la balance gauche/droite.

Interactivité : 4/5
Dead Snow n’est pas un film sur lequel il est nécessaire de philosopher et c’est pourquoi les bonus se concentrent davantage sur le quotidien du tournage et le travail technique au lieu de proposer des interviews des acteurs. C’est un making of (49mns environ) assez conséquentqui ouvre le bal. Ce journal de bord nous plonge directement et sans tabou au coeur de la préparation et de la production de Dead Snow. Plutôt que de se concentrer uniquement sur le réalisateur, le documentaire donne la parole à de nombreux membres de l’équipe, de l’assistant de production aux maquilleurs en passant par les décorateurs, tout en dévoilant les conditions météorologiques difficiles dans lesquelles le film a été tourné (qui n’impressionneront bien évidemment pas autant les Norvégiens que nous autres Français). Ce documentaire est aussi l’occasion de constater que Dead Snow est le premier film dirigé par un zombie puisque Tommy Wirkola incarne lui-même l’une des créatures et dirige parfois le film en portant son maquillage !

Justement, le module qui suit s’appelle Maquillages (6mns37) et nous emmène directement dans l’atelier où sont créés tous les masques de zombies. Ce petit montage rythmé passe rapidement en revue toutes les phases de la transformation des acteurs – ou plutôt membres (féminins comme masculins) de l’équipe technique – en zombies, du moulage des visages au essais caméra en passant par la pose des prothèses et les retouches. Un bonus qui brasse des connaissances de bases dans son domaine mais qui s’avère très sympathique à suivre.

Encore plus drôle, le module Effets spéciaux (3mns17) décompose en images et en musique la création de certains plans ayant nécessité des effets spéciaux par ordinateur. On découvrira ainsi que les jets de sang sont créés en prenant pour modèle des crachats, que l’intérieur des membres sectionnés est dessiné à partir de véritables morceaux de steak ou encore comment un acteur parvient à couper la tête d’un cascadeur en plein mouvement. Là encore, un bonus très fun.
En revanche, on passera vite sur la scène coupée (1mn), peu intéressante en soi, et sur les prises ratées (2mns) qui montre les acteurs recommencer plusieurs fois certaines actions des scènes de massacres.

Elodie Leroy

Article publié sur Filmsactu.com le 17 novembre 2009

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