Light Shop Ep 1-2 : ce drama d’épouvante vous fera frissonner

Ju Ji hoon et Park Bo Young voient des morts dans la série Light Shop, qui étonne par ses qualités visuelles et sa capacité à faire grimper le trouillomètre. Notre avis sur les deux premiers épisodes.

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Amateurs de paranormal, de lieux hantés et de monstres tapis dans l’ombre, Light Shop est fait pour vous ! Produit par Disney Plus, cette série de huit épisodes écrite par l’auteur de BD et scénariste Kang Full (Moving) arrive à point nommé pendant l’hiver, période où les journées raccourcissent pour nous laisser plus longtemps dans l’obscurité.

L’objet est dirigé par Kim Hee Won, acteur vu dans Moving (le prof d’EPS, c’était lui) et qui signe ici sa première série en tant que réalisateur. Le choix de diriger un drama d’épouvante s’avère original et force est de constater qu’il possède un certain talent pour faire monter l’angoisse.

Light Shop : notre avis sur les premiers épisodes

Dès le premier épisode de Light Shop, nous suivons plusieurs personnages dans leur vie de tous les jours, avant de réaliser que leur quotidien a quelque chose d’anormal. Un jeune homme qui rencontre toujours la même femme en blanc à la sortie du bus. Une lycéenne qui va tous les jours faire une course pour sa mère en sortant de l’école. Une infirmière des urgences victimes de phénomènes étranges. Un lycéen qui vit des moments de terreur chaque fois qu’il passe par une certaine ruelle sombre. Une écrivaine introvertie qui voit de drôles de choses dans sa nouvelle maison… Ces personnages semblent tous voués à se rendre, à un moment où un autre, dans une lampisterie tenue par un homme taciturne à lunettes noires.

Enchaînant les scènes inquiétantes, Light Shop est un drama d’épouvante dans la pure tradition du genre. Nous parlons bien de drama d’épouvante et non d’horreur. Souvent confondus, ces deux genres sont en réalité bien distincts, le second visant à montrer des images sanglantes suscitant l’horreur, tandis que le premier joue sur la peur de l’indicible en utilisant des ressorts psychologiques.

Dans Light Shop, l’effroi ne provient pas de giclées d’hémoglobine, mais de la sensation d’être observé, de la difficulté à distinguer les morts et les vivants, du sentiment d’avoir basculé dans un monde alternatif où tout est possible.

Kim Hee Won parvient à créer un univers visuel et sonore immersif, soutenu en cela par une gestion des sons et une cinématographie soignées. Jouant sur la peur des recoins sombres et l’intrusion de détails anormaux dans le monde normal, ces premiers épisodes offrent des moments de frayeur efficaces, sans jamais recourir aux effets de sursaut si chers aux productions hollywoodiennes.

L’histoire pose également les bases d’une énigme, celle d’une ruelle qui semble emprisonner les promeneurs dans une boucle temporelle. A la noirceur de ce décor répondent les lumières flamboyantes de la lampisterie, dont le rôle exact devrait s’éclaircir dans les épisodes suivants.

Light Shop est servi par un excellent casting emmené par Ju Ji Hoon (Blood Free, Kingdom), charismatique dans le rôle du mystérieux marchand d’ampoules incandescentes, et la talentueuse Park Bo Young, qui revêt de nouveau le costume d’infirmière après Daily Dose of Sunshine (Netflix). Parmi les étranges visiteurs, Kim Seolhyun (Summer Strike) explore un registre nouveau pour elle en suscitant la peur – elle semble tout droit sortie d’un film d’épouvante japonais.

Nous retrouvons d’autres très bons acteurs tels que Um Tae Gu (My Sweet Mobster), Kim Min Ha (Pachinko), Shin Eun Soo (Twinkling Watermelon) ou encore Kim Ki Hae (Duty After School). La palme du personnage le plus effrayant revient pour l’instant à Kim Sun Hwa (Enquêtes tactiles) dans le rôle de la femme aux talons rouges.

Enfin, il est à noter que Light Shop, qui s’inspire du webtoon éponyme de 2009, est l’une des pièces du « Kang Full Universe », un monde fictionnel créé par Kang Full en 2004 avec le manhwa Apartment et développé sur treize ans à travers plusieurs œuvres graphiques incluant Timing (2005), Again (2009), Moving (2015) et Bridge (2017). Doit-on s’attendre à voir des liens se dessiner avec le drama Moving ? Réponse dans les épisodes suivants.

Light Shop est diffusé depuis le 4 décembre 2024 sur Disney+.

Elodie Leroy

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Elodie Leroy
Elodie Leroyhttps://www.stellarsisters.com
Blogueuse spécialisée dans les séries coréennes, le cinéma coréen, la K-pop et plus largement la pop culture coréenne.

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