Duty After School Ep. 1-2 : le premier drama d’invasion alien commence fort

Date :

Sur un postulat original confrontant des lycéens à une menace alien, Duty After School impressionne par ses qualités narratives et ses scènes d’action étourdissantes.

Les extraterrestres envahissent la Terre ! Ce postulat a été exploité maintes fois, mais jamais comme dans Duty After School. Diffusée sur TVING et Viki depuis le 31 mars 2023, cette série d’action et de science-fiction, dont les deux premiers épisodes étaient projetés au festival Séries Mania, captive aussi bien par ses personnages de lycéens bien campés et ses changements de ton maîtrisés, que par ses scènes d’action saignantes et spectaculaires, soutenues par des effets spéciaux haut de gamme. Découvrez notre avis sur les deux premiers épisodes.

Depuis dix ans, de mystérieuses sphères flottent dans le ciel, un phénomène qui s’étend au monde entier. Au lycée de Seongjin, les élèves n’y font plus attention et s’intéressent surtout à leur carnet de notes. Un jour, le ministère de la Défense annonce que tous les lycéens de dernière année, filles comme garçons, doivent suivre un entraînement militaire. Espérant obtenir des points bonus, les jeunes gens se prêtent volontiers au jeu, sans se douter qu’ils devront bel et bien affronter une menace terrifiante.

Produit par Studio Dragon, Duty After School est l’adaptation d’un webtoon du même nom signé Ha Il Kwon. Le drama est écrit par le scénariste Lee Nam Gyu, qui change radicalement de registre après le sensible The Light in your Eyes, et dirigé par le réalisateur Seong Yong-Il, à qui nous devons déjà le thriller lycéen Class of Lies.

Duty After School ne met pas en avant de star et mise entièrement sur l’originalité de son sujet, qui confronte les codes du drama de lycée à ceux de la science-fiction et à l’esthétique militaire. L’objet bénéficie d’un budget confortable, si l’on en croit la multiplication de plans impliquant des effets digitaux.

Avec une efficacité narrative exemplaire et une bonne dose d’humour, l’épisode 1 brosse une galerie de protagonistes très vivants au travers d’une succession de situations du quotidien qui sonnent toujours justes. Duty After School bénéficie d’un savoir-faire propre aux séries asiatiques, celui de restituer de manière vibrante l’atmosphère particulière d’un lycée, avec ses groupes de garçons dissipés, ses élèves studieux, ses pipelettes bruyantes et ses bandes de harceleurs, sans oublier les adultes qui assistent aux éventuelles brimades d’un œil distrait.

En moins de deux, ces jeunes gens dont l’univers se résume à leurs camarades, à leurs parents et à leurs BD préférées se retrouvent avec des fusils d’assaut entre les mains, à tirer sur des cibles et à ramper au sol. L’ambiance ludique qui s’installe inévitablement chez ces jeunes gens insouciants est de courte durée. Elle prend fin au cours d’une séquence d’attaque extraterrestre qui transforme l’aventure en cauchemar sanglant, éliminant au passage quelques têtes que l’on pensait voir durer.

Avec ses personnages de lycéens obligés de s’unir contre une menace surnaturelle et monstrueuse, Duty After School évoque inévitablement All Of Us Are Dead, la série de zombies de Netflix dont le principal décor était un lycée. Il serait cependant dommage de se limiter à cette comparaison.

Premier drama coréen à mettre en scène une invasion alien, Duty After School relève avec succès un défi technique de taille – le rendu des sphères et l’animation des créatures aliens sont de belles réussites – et a de quoi ravir les cinéphiles par ses qualités visuelles. Le réalisateur Seong Yong-Il joue la carte de l’immersion à travers une mise en scène mouvementée, que ce soit dans les séquences d’entraînement à renfort de travelings aériens, ou dans la scène haletante de panique collective qui clôture le second épisode, avec la touche gore de rigueur.

Duty After School est également servi par le jeu truculent de ses jeunes acteurs et actrices, de Kim Ki Hae (Dalgona) en timide empathique à Kim Su Gyeom (Weak Hero: Class 1) en persécuteur, en passant par Noh Jong Hyun (Live On) en polard asocial, Kwon Eun Bin (At A Distance, Spring Is Green) en pimbêche de service, Lee Yeon (Juvenile Justice) en victime ostracisée ou encore Moon Sang Min (Under the Queen’s Umbrella) en rigolo à l’hygiène douteuse.

Ces jeunes sont supervisés par un militaire énigmatique campé par Shin Hyun Soo (Bossam – Stealing Destiny), mais aussi par une professeure très investie jouée par Im Se Mi (True Beauty). On perçoit un propos sur la préparation des jeunes au monde cruel des adultes, mais il est encore un peu tôt pour délivrer une interprétation définitive de cette histoire.

Duty After School était sélectionné au festival Séries Mania 2023 dans le cadre des Séances spéciales. Les festivaliers français ont découvert les deux premiers épisodes en présence de la productrice Song Jin Sun (extrait d’interview dans notre Flash Actu du 27 mars 2013). La première partie est sortie sur TVING et Viki le 31 mars et comprend 6 épisodes. La partie 2, qui comptera 4 épisodes, sera disponible le 21 avril 2023.

Elodie Leroy

Credits photo : TVING

Lire aussi | The Glory 2 : Song Hye Kyo en danger, Lee Do Hyun entre dans le game

En ce moment

Robin Deiana, Lee Lu Da, Kim Jin Sung à Canneseries

Interview : Lee Lu Da, Kim Jin Sung et Robin Deiana...

Rencontre avec les acteurs Lee Lu Da, Kim Jin Sung et Robin Deina au festival Canneseries 2024 pour discuter de Rinza Noodle House.

Actualité

Critiques

Related articles

StellarSis Awards 2023 : palmarès des meilleurs acteurs coréens

Quels étaient les meilleurs acteurs et actrices coréens des dramas de 2022 ? Comme chaque année, retrouvez notre palmarès complet.

Goodbye Mr Black : Lee Jin Wook peu crédible dans un pâle ersatz du Comte de Monte-Cristo

Annoncé comme un cocktail d'action et de romance, le drama réunissant Lee Jin Wook et Moon Chae Won souffre d'un développement et d'une exécution médiocres.

Critique : True Beauty, avec Moon Ga Young et Cha Eun Woo

Le drama True Beauty séduit par son énergie et son humour contagieux, ce qui rend d’autant plus regrettable le virage déprimant des derniers épisodes.