La pop star coréenne se métamorphose en papillon dans son nouveau clip. Elle en profite pour envoyer gentiment balader ses détracteurs.

Sunmi détient un record : en 2019, elle est devenue la première chanteuse solo coréenne à avoir bouclé une tournée mondiale. La tournée Sunmi : Warning s’est arrêtée dans 18 pays, traversant 3 continents (Asie, Europe, Amérique). C’est justement alors qu’elle se trouve à Mexico, le 21 mars dernier, que lui vient l’inspiration d’une nouvelle chanson. Lors du showcase qu’elle a donné à Séoul pour présenter cette dernière, elle explique en effet avoir été touchée par la façon dont ses fans mexicains exprimaient leur joie sans se soucier du regard des autres (source : koreatimes.kr).

Sorti le 27 août 2019, le morceau Lalalay s’est immédiatement classé en tête des charts i-Tunes de 32 pays, dont la France, les Etats-Unis et le Japon.  Le succès est aussi au rendez-vous en Corée du Sud, où il se hisse au sommet des classements en temps réel le jour de sa sortie.

Lalalay (날라리) signifie « punk » en coréen. Cependant, comme elle le précise dans le refrain, Sunmi n’est pas réellement une punk, juste une personne qui aime s’amuser. Écrit et composé par Sunmi, le morceau fait mention des critiques gratuites qu’elle a pu recevoir. Des critiques qu’elle a décidé de balayer désormais d’un revers de main : « Because if the mood is good, I’m okay / If I’m criticized until I cruble to dust, I’m okay » (traduction intégrale ici).

« Lalalay » est aussi l’ancien nom d’un instrument de musique coréen traditionnel, le taepyeongso (태평소). Cet instrument, que l’on entend dès le début du morceau, puis à chaque refrain, apporte une étonnante musicalité à un titre conçu comme résolument pop.

Fidèle à ses standards esthétiques, Sunmi nous ravit une fois de plus avec un clip vidéo artistique, dans la lignée de ses précédents titres. Elle y prolonge la réflexion sur son image, entamée avec le fascinant Noir, son précédent hit.

Lalalay met ainsi en scène Sunmi comme une idole que toutes et tous rêvent de copier, jusqu’à y perdre leur identité. On y retrouve également l’obsession du factice, avec la perruque blonde qu’elle met au début, et qu’elle enlève à la fin, une fois seule devant son miroir.

Malgré cela, Lalalay s’affirme comme nettement plus léger, plus lumineux que Noir. L’accent y est davantage mis sur le caractère purement pictural, voire poétique, de certaines images. Les derniers plans, qui la montrent se tenant devant un tableau représentant un papillon, se révèlent de toute beauté.

Le sentiment libérateur qui se dégage de Lalalay semble présager d’un nouvel envol dans la carrière de Sunmi, qui ne laisse jamais aucun détail au hasard dans ses œuvres. On attend impatiemment de connaître la suite de ses aventures.

Caroline Leroy

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