Critique. ‘Brain’ : Shin Ha Gyun flamboyant dans un drama chirurgical sous tension

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Si les Américains sont considérés comme les maîtres de la série médicale, les Coréens menacent de plus en plus de leur faire de l’ombre avec leurs medical dramas proposant parfois des scènes d’opération d’un réalisme saisissant. C’est le cas dans Brain, un drama écrit par Yoon Kyung Ah et réalisé par Yoo Hyun Ki, dont la diffusion sur le réseau KBS entre le 14 novembre 2011 et le 17 janvier 2012 n’est pas passée inaperçue. Comme le titre l’indique, Brain nous plonge dans le quotidien d’un service de neurochirurgie, où des patients se font charcuter le cerveau sur la table d’opération, cependant que les chirurgiens, mus par une ambition dévorante, s’affrontent dans des rivalités professionnelles sans fin. Outre un scénario de qualité et une réalisation véhicule d’émotions fortes, Brain bénéficie d’un casting quatre étoiles, au sein duquel nous retrouvons l’excellent Shin Ha Gyun (Sympathy for Mr Vengeance, JSA), au sommet de son jeu dans un face-à-face d’acteurs palpitant avec Jung Jin Young (The King and the Clown). Critique détaillée de l’un des meilleurs dramas médicaux de ces dernières années.

Neurochirurgien diplômé et reconnu pour ses talents exceptionnels, Lee Kang Hun (Shin Ha Gyun) fait partie des stars montantes du monde médical. Issu d’un milieu social modeste, il ambitionne de devenir le directeur de l’hôpital Chuna, au sein duquel il exerce. Obsédé par la réussite, il ne recule devant rien pour grimper dans la hiérarchie et se montre arrogant et odieux avec tout le monde. Il va trouver un adversaire redoutable en la personne de Kim Sang Cheol (Jung Jin Young), neurochirurgien de renommée internationale, réputé pour ses compétences exceptionnelles mais aussi pour son humanité. Kim Sang Cheol reproche à Lee Kang Hun sa froideur envers les patients. Leur conflit va prendre une tournure plus personnelle lorsque Lee Kang Hun va commencer à soupçonner Kim Sang Cheol d’être l’homme qui, une vingtaine d’années auparavant, commit l’erreur médicale ayant entraîné la mort de son père…

De New Heart (2007) à Golden Time (2012) en passant par God’s Quiz (2010), Surgeon Bong Dal Hee (2007), Dr. Jin (2012) et prochainement Medical Top Team (2013), le genre de la série médicale a le vent en poupe en Corée du Sud depuis quelques années. Comme aux États-Unis, l’utilisation du genre diffère selon les séries, entre les histoires policières faisant intervenir la médecine (Sign, God’s Quiz), les drames ou les romances en milieu médical (Dr Champ, Surgeon Bong Dal Hee) ou encore les séries centrées sur une spécialité telle que la gynécologie (Obstetrics and Gynecology Doctors), la chirurgie à cœur ouvert (New Heart), la chirurgie esthétique (Before and After: Plastic Surgery Clinic) ou bien, comme c’est le cas ici, la neurochirurgie.

Brain fait également partie de ces séries médicales dont les enjeux sont résolument centrés sur la vie personnelle des médecins, les patients étant, à quelques exceptions près, de passage dans l’histoire. Les affections et maladies ont cependant leur importance dans l’évolution des personnages puisqu’elles sont l’occasion de scènes chirurgicales ambitieuses, mais aussi parce que les diagnostics établis et les opérations pratiquées vont permettre aux neurochirurgiens de briller, de prendre du galon ou au contraire de perdre confiance en eux.

Chirurgie du cerveau : âmes sensibles s’abstenir

Compte tenu du caractère très pointu de la profession de neurochirurgien, Brain prenait le risque de voir le spectateur non-initié décrocher face au jargon technique. Sur ce plan, le drama fait preuve d’une grande habileté en parvenant à nous habituer très vite à certains termes-clés et gestes récurrents (l’ouverture du sommet de la boîte crânienne devient vite une routine !), cependant que des précisions sont apportées au besoin par le biais de synthés écrits apparaissant à l’écran et portant sur les affections, les pratiques ou encore le matériel dont il est question. Rien que pour cette pédagogie, chapeau bas à l’équipe de Brain, qui a profité pour l’occasion de conseils d’experts, parmi lesquels un professeur en neurochirurgie et une infirmière exerçant depuis vingt-sept ans. Avant de se lancer dans l’écriture de la série, la scénariste Yoon Kyung Ah a également passé deux mois en immersion dans un hôpital, aux côtés de neurochirurgiens, d’infirmières et de patients afin de les interviewer et d’observer leur quotidien.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, à savoir les personnages flamboyants de cette histoire et les luttes de pouvoir dont l’hôpital va devenir le théâtre, un commentaire s’impose sur les opérations chirurgicales. Véritables « scènes d’action » du drama, ces dernières sont d’un réalisme à couper le souffle grâce à des effets spéciaux bluffants mais aussi une réalisation qui sait se faire percutante sans pour autant abuser de l’effet « documentaire » – une facilité devenue monnaie courante dans les récentes productions américaines du genre et qui ne permet pas d’installer une tension psychologique. Tout au long de ses vingt épisodes, la série Brain se montre très généreuse en matière de scènes chirurgicales mémorables, fourmillant de détails cliniques en tous genres et dans lesquelles on tremble aussi bien pour les patients que pour les médecins. Il est recommandé aux âmes sensibles de s’abstenir car le rendu est extrêmement réaliste.

À ce titre, nous avons droit dès l’épisode 3 à une scène particulièrement intense, voire traumatisante. Filmée par des reporters dépêchés par une émission télévisée et menée par un chirurgien obsédé par sa gloire personnelle, l’intervention nécessite d’éveiller le patient en cours de route afin de trouver la région gouvernant le langage. Comme on s’en doute, les choses ne se dérouleront pas exactement comme prévu… Rien que dans cette scène, la réalisation révèle toute sa maîtrise, d’une part, dans l’art d’humaniser le patient (un simple père de famille) avant l’opération, afin de faire monter au préalable une forte appréhension chez le spectateur, et d’autre part, dans la création d’un véritable suspense pendant l’opération grâce à un travail d’écriture filmique précis et immersif (utilisation judicieuse des angles de vue, des lumières, des effets sonores…). L’effet est immédiat : avec son rythme allant crescendo et sa musique anxiogène, elle-même interrompue par des silences pesants avant de gagner en intensité, cette opération constitue la première émotion forte prodiguée par Brain – en plus de donner lieu à l’un de ses meilleurs cliffhangers de fin d’épisode.

Et des émotions fortes, il y en aura d’autres ! Nous les devrons non seulement aux séquences chirurgicales, mais aussi aux relations agitées entre les protagonistes. Brain nous plonge en effet au sein d’un service confronté quotidiennement à des affections graves, voire potentiellement mortelles, mais aussi à des conflits d’égos incontrôlables. Entre les neurochirurgiens tous plus ambitieux et narcissiques les uns que les autres, les internes qui cherchent leur place voire manœuvrent pour réussir, les infirmières tiraillées entre des ordres contradictoires ou encore les dirigeants qui tentent coûte que coûte d’éviter d’être éclaboussés par le moindre scandale, Brain prend vite la forme d’un tourbillon politique dont les patients se trouvent bien souvent être les enjeux à leur insu. Et lorsque les conflits s’invitent dans la salle d’opération, venant s’ajouter à l’ambiance déjà très lourde qui prévaut naturellement, autant vous dire que la tension peut vite devenir insoutenable ! Heureusement que le drama fait quelques « pauses » grâce aux sous-intrigues associées aux personnages secondaires, permettant de relâcher la pression de temps en temps. Autrement, regarder Brain serait une véritable épreuve pour les nerfs !

Esprits torturés et tortueux

Sur le papier, le thème des rivalités professionnelles peut paraître classique. Brain n’est pas le premier drama à explorer le sujet ; le monde du travail est d’ailleurs omniprésent dans les séries coréennes d’aujourd’hui. L’originalité réside dans le choix du point de vue : personnage principal du drama, Lee Kang Hun s’avère au premier abord absolument détestable. Et quand nous disons détestable, rien à voir avec le caractère un peu particulier de notre bon House, dont le cynisme et la difficulté à communiquer servent à établir une complicité avec le spectateur et à dédramatiser le ton, ce qui permet de faire accepter le positionnement de Dr House comme série policière. Dans le cas de Brain, nous avons affaire à un pur antihéros : chirurgien certes talentueux, Lee Kang Hun se montre paranoïaque et insupportable avec ses collègues, humiliant ses subordonnés et défiant avec arrogance ses supérieurs. Même ses proches font les frais de son attitude, à commencer par sa propre mère, qui tente désespérément de renouer avec lui, et sa petite sœur qui fait ses premiers pas dans la vie active sans trop de soutien.

À ce titre, on découvre bien vite que Lee Kang Hun vient d’un milieu social très pauvre et que son enfance fut marquée par la violence domestique. L’occasion de souligner le tableau cruel et sans concession des classes défavorisées que les dramas coréens ont pris l’habitude de dresser depuis quelques temps (voir également le récent I Miss You, qui allait très loin sur ce plan), prolongeant ainsi le constat dressé par le cinéma d’auteur (Sympathy for Mr Vengeance, Breathless…). À travers le rejet que Lee Kang Hun manifeste envers sa mère se dessine une lutte sourde contre le déterminisme social. Et pour cause puisque les origines du chirurgien, qui font figure d’exception dans un milieu où la cooptation est indispensable, lui seront régulièrement rappelées de manière plus ou moins insidieuse. Cette lutte explique en partie le caractère battant et solitaire de Lee Kang Hun, même si elle n’excuse pas son comportement. Il faudra plonger plus profondément dans la psychologie du personnage pour avoir un véritable éclairage sur sa personnalité. En tout cas, le ton du drama est en harmonie avec cette dernière, c’est-à-dire habité par une tension, voire une violence latente qui menace à tout moment d’exploser.

Dans la note d’intention du drama, la scénariste Yoon Kyun Ah et le réalisateur Yoo Hyun Ki précisent qu’ils ont choisi le milieu de la neurochirurgie parce qu’ils désiraient réaliser un drama sur l’esprit humain. Ainsi, on peut aisément voir une dimension métaphorique dans les scènes où les chirurgiens farfouillent dans le cerveau de leurs patients sur la table d’opération. L’histoire va en effet s’attacher à explorer l’esprit torturé et tortueux de Lee Kang Hun et, de manière plus sporadique, de son ennemi Kim Sang Cheol qu’il accuse d’être responsable de la mort de son père. Des accusations qui se fondent sur des souvenirs d’enfance très flous et potentiellement faussés par plusieurs traumatismes. Lee Kang Hun est-il complètement paranoïaque ou le succès de Kim Sang Cheol s’est-il construit sur un mensonge ?

Face-à-face d’acteurs

Un mot sur les interprètes des protagonistes principaux. Le terrible Lee Kang Hun est campé par Shin Ha Gyun, que les cinéphiles connaissent pour ses rôles chez Park Chan Wook, en soldat nord-coréen dans JSA (Joint Security Area) et en sourd-muet dans Sympathy for Mr Vengeance. Il nous a également délivré quelques prestations mémorables en tueur amoureux dans le décalé Guns and Talks (Jang Jin), en soldat sud-coréen obligé de cohabiter avec l’ennemi dans Welcome to Dongmakgol (Park Kwang Hyun) ou encore en kidnappeur parano et survolté dans Save the Green Planet (Jang Jun Hwan). Habitué aussi bien au grand écran qu’à la scène de théâtre, Shin Ha Gyun n’est cependant pas étranger à l’univers des dramas puisqu’on le voyait déjà en 2010 dans la comédie noire Harvest Villa (Jo Han Tak), dans laquelle il nous réservait quelques moments de bravoure hilarants. Toutefois, à la différence de cette dernière qui était diffusée sur la chaîne câblée tvN, la série Brain bénéficie de l’étendue du réseau KBS, la chaîne publique sud-coréenne, ce qui offre ainsi à Shin Ha Gyun une exposition autrement plus large. En d’autres termes, si l’acteur possédait déjà une reconnaissance critique depuis longtemps, Brain représente indubitablement sa consécration publique (il a d’ailleurs reçu plusieurs KBS Awards, dont le prix d’excellence pour une prestation d’acteur).

Il faut dire que Shin Ha Gyun porte en grande partie le drama sur ses épaules. C’est bien simple, dès qu’il entre en scène, il cannibalise littéralement l’attention du spectateur par l’intensité de sa présence et la richesse de son jeu. Celui-ci repose tout autant sur une technique très affutée, qui se traduit par une grande amplitude d’expressions et un langage corporel très développé, que sur une véritable intériorisation du personnage. Depuis Save the Green Planet, on le savait capable d’atteindre une réelle folie dans son interprétation ; on le redécouvre ici au sommet de son art dans un rôle extrême qui a tout le loisir de s’épanouir sur vingt épisodes. L’acteur, bouillonnant, excelle aussi bien lorsque le personnage se montre froidement calculateur que dans les moments où sa souffrance explose pour se muer en haine face à son ennemi. Il faut le voir, ce Lee Kang Hun, débouler dans le bureau de Kim Sang Cheol pour le traiter sans ménagement de meurtrier. L’acteur déploie aussi une sensibilité à fleur de peau dans les séquences plus tragiques, notamment celles dédiées à la relation touchante de Lee Kang Hun avec sa mère, à qui le chirurgien ne parvient pas à exprimer son affection.

La mère est interprétée par la toujours épatante Song Ok Suk, grande spécialiste des rôles de mère-courage – on la retrouvait récemment dans Rooftop Prince, Bridal Mask ou encore I Miss You. Song Ok Suk délivre ici l’une de ses plus émouvantes prestations, notamment dans les épisodes 12 et 13 où elle est au centre de l’attention. Un beau cadeau pour cette actrice très authentique.Face à Lee Kang Hun, le neurochirurgien Kim Sang Cheol est quant à lui campé par Jung Jin Young, un autre « poids lourd » de la profession. Le souverain fou dans le long métrage The King and the Clown (Lee Jun Ik), c’était lui ! On l’a vu également en inspecteur de police dans Guns and Talks et dans The Case of Itaewon Homicide (Hong Ki Sun). Si la série Brain attire pour ses scènes d’opération, elle mérite aussi le détour rien que pour ce face-à-face d’acteurs de haute volée entre Shin Ha Gyun et Jung Jin Young. Doté d’un énorme charisme, ce dernier possède le mélange de chaleur bienveillante et de noirceur latente nécessaire et parvient à insuffler une véritable ambigüité à Kim Sang Cheol. Apparaissant au premier abord comme le médecin rassurant et infaillible dont nous rêvons tous, ce dernier va peu à peu laisser ressortir ses zones d’ombre, ses traits de caractère plus contestables, sans que l’on puisse réellement établir si Lee Kang Hun a raison ou s’il se trompe sur sa culpabilité (il serait criminel de vous en dire plus). La lutte de pouvoir entre les deux hommes prendra la forme d’un conflit idéologique, opposant l’ambition à la compassion dans l’exercice de leur métier, mais s’agrémentera aussi d’un duel psychologique de longue haleine qui maintiendra le suspense jusqu’au tout dernier épisode.

Romance malade

Au rang des acteurs parfaitement à leur place, citons également Choi Jung Won, chaleureuse, directe et toujours juste dans le rôle de l’interne Yoon Ji Hye. Cette dernière apporte un peu d’optimisme dans l’univers de Lee Kang Hun, dont elle est amoureuse. À ce titre, si leur histoire ne constitue pas l’attraction principale de la série, elle mérite tout de même que l’on s’y attarde. Au premier abord, le ressort de la romance comme perspective de rédemption pour le personnage principal n’a rien de bien original. Pourtant, le traitement qu’en fait la scénariste offre un éclairage intéressant sur ce genre de relation entre une femme et son supérieur hiérarchique.

Plutôt que de représenter l’aboutissement d’une succession de malentendus et de chamailleries, comme c’est souvent le cas dans les dramas actuels, le premier baiser de Yun Ji Hye et Lee Kang Hun intervient très vite, dès l’épisode 6, lors d’un dénouement étonnamment lyrique. Le plus important, c’est ce qui va se passer ensuite. De par ses qualités humaines et professionnelles, Yoon Ji Hye entre à la perfection dans le cliché de l’héroïne coréenne des dramas d’aujourd’hui : honnête, idéaliste et pleine d’empathie, elle s’investit aussi énormément dans son travail. Et comme toutes les héroïnes de drama, elle se montre très (trop) prompte à trouver des excuses à l’objet de son amour, notamment lorsque celui-ci lui joue le chaud et le froid ou lui crée de faux espoirs. Si cette docilité est habituellement valorisée, puisque récompensée en bout de course par une réciprocité dans les sentiments, elle place très vite, dans le cas de Brain, la jeune femme dans la désagréable position de la victime, celle d’un homme qui tient plus du pervers narcissique que du rebelle ténébreux si cher aux dramas coréens. Autant dire que nous sommes face à une relation aux accents sadomasochistes. Autrement dit, à force de gentillesse et de patience, ces héroïnes finissent toujours par s’habituer à une certaine maltraitance psychologique. Le parcours de Yun Ji Hye consistera entre autres à apprendre à se faire respecter.

Sans jamais sombrer dans l’excès ou la niaiserie à la Grey’s Anatomy, où le décor médical n’est qu’un prétexte, Brain agrémente son intrigue de quelques romances annexes, notamment entre l’infirmière en chef et l’un des médecins, la première refusant les avances du second par manque d’estime d’elle-même (Im Ji Eun apporte une certaine profondeur à son personnage). Dans un registre nettement plus léger, la bluette sentimentale entre Lee Ha Young (Kim Ga Eun), la petite sœur de Lee Kang Hun, et l’interne narcoleptique Yeon Bong Goo (Kwon Se In), lui-même en rivalité avec le fayot de service Yang Beom Joon (Kwak Seung Nam), apporte un peu d’humour et de fraîcheur dans ce monde de carriéristes. Quant au redoutable Lee Kang Hun, il joue sur deux tableaux puisqu’il vit, en plus de sa relation avec Yoon Ji Hye, une étrange liaison avec Jang Yoo Jin (Kim Soo Hyun), la fille d’un homme puissant qui tente de le séduire en s’imposant comme son sponsor. Le personnage de Jang Yoo Jin, qui aurait pu se résumer au cliché de la riche insupportable, réserve quelques surprises et s’avère plus attachant que prévu.

Enfin, parmi les seconds couteaux que l’on aime toujours à retrouver dans les dramas coréens (et parfois au cinéma), il est impossible de passer à côté de Lee Sung Min (The King 2 Hearts, The Unjust) dans le rôle de l’inénarrable Go Jae Ak, le chirurgien tellement mégalomane et obsédé par la gloire qu’il en devient vite irrésistiblement drôle : rire travaillé, cils recourbés et cravates roses à l’appui, il incarne ce genre d’arriviste dont le seul talent consiste à s’attribuer celui des autres – on a tous croisé au moins un Go Jae Ak dans notre vie professionnelle.

Lors de sa diffusion, Brain a démarré mollement avec un rating de 9,7 %. Comptabilisant 12 % de l’audience nationale en 7e semaine et 15,9 % en 13e semaine, le drama a fait son score le plus élevé avec son 16e épisode, qui a atteint les 18,7 % de parts de marché nationales, occupant la 3e place sur cette tranche horaire. C’est dans la ville de Séoul, où il a réussi à se hisser à la première place, que le score a atteint le niveau le plus élevé avec 21% en 14e semaine et 20,6% en 16e et 18e semaine (source pour les chiffres : TNS Media Korea, via Asianwiki.com). Sans être un énorme carton, Brain a donc remporté un joli succès, amplement justifié par ses qualités formelles et sa distribution. En tout cas, si regarder des scènes chirurgicales réalistes ne vous effraie pas, nous vous le conseillons vivement rien que pour son intensité dramatique, ses personnages flamboyants qui n’oublient pas d’être touchants et bien sûr ses effets spéciaux remarquables.

Au début du mois d’octobre 2013, la scénariste Yoon Kyung Ah remettra le couvert sur MBC avec Medical Top Team, qui prendra la suite de Two Weeks et mettra en vedette l’acteur Kwon Sang Woo.

Elodie Leroy

Ci-dessous, la bande-annonce du drama Brain (VOSTA) suivie de notre galerie de photos.

 

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