BIGBANG en concert à Londres, du grand spectacle !

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Coup de maître pour G-Dragon, Taeyang, T.O.P., Daesung et Seungri, les cinq membres du groupe coréen BIGBANG. En activité depuis 2006, ils achèvent actuellement leur première tournée mondiale, Alive Galaxy Tour, sous la bannière YG Entertainment, l’une des trois majors de l’industrie de la musique en Corée du Sud. Une tournée qui a vu ces cinq jeunes hommes âgés de 22 à 25 ans sillonner l’Asie, les États-Unis et l’Amérique Latine, avant de les amener jusqu’en Angleterre les 14 et 15 décembre derniers. Nous avons eu la chance d’assister à leur concert du 15 décembre à Londres et nous vous proposons un petit débriefing de la soirée.

Mais avant toute chose, revenons brièvement sur l’achat des billets sur internet, qui fut véritablement épique. Au départ, un seul concert devait avoir lieu le 15 décembre à Wembley Arena (12 500 places environ). Selon le communiqué publié le 27 octobre par YG Entertainment et annonçant l’ajout d’une seconde date, les billets seraient partis « en quelques minutes » le jour de la mise en vente. En réalité, tout s’est joué la veille pendant les préventes. Ce jour-là, il fallait s’armer de patience et d’acharnement face à un serveur plein à craquer (le site était en maintenance au bout de 15 minutes) afin d’obtenir sa place. Qui eut cru, il y a encore deux ou trois ans, qu’un groupe sud-coréen déclencherait une telle frénésie dans toute l’Europe ? Car si les Anglais constituaient le gros du public présent à Wembley Arena en décembre dernier, les aficionados de K-pop venus assister au premier concert de BIGBANG sur notre continent venaient aussi de France, d’Espagne, d’Allemagne ou encore de Finlande. A l’arrivée, les 2h30 de show intensif valaient largement le déplacement.

La soirée commence avec la projection des clips de BIGBANG sur les deux écrans qui entourent l’espace scénique. Le temps que le public, franchissant avec empressement les portes du Wembley Arena, achète quelques T-shirts, light sticks, goodies en tous genres et éventuellement un petit en-cas (le show s’annonce long et intense) dans les boutiques du complexe et prenne place dans l’arène.

Il est 19h30 précises et le clip de Fantastic Baby, l’un des titres phares ayant marqué le grand retour de BIGBANG début 2012, est projeté pour la énième fois. La salle trépigne d’impatience quand soudain, sur une note allant crescendo dans la chanson, les ingénieurs du son appuient drastiquement sur le champignon, jusqu’à un niveau sonore proche de l’assourdissement. Les lumières s’éteignent, les hurlements commencent. Sur un écran géant, un vaisseau spatial venu d’une autre galaxie lâche cinq capsules de taille humaine. Quelques secondes plus tard, le rideau tombe et le public aperçoit les cinq capsules sur la scène, tandis que le titre Alive emplit les oreilles des fans. C’est parti pour 2h30 de show. Let’s make some noise !

Carton plein pour le groupe mené par l’incroyable G-Dragon ! Qu’il s’agisse des performances collectives en mode « boys band » sur des tubes tels que et Haru Haru ou Lies, des morceaux de rap en duo comme le surréaliste Knock Out de GD et T.O.P., ou des prestations solo voyant défiler chacun des membres du groupe (Wings par Daesung, Crayon par G-Dragon, etc.), les BIGBANG impressionnent tout autant par leur énergie débordante que par leur maîtrise des différents registres musicaux définissant leur style, de la pop-électro au R&B en passant par le Hip Hop.

A ce titre, si les cinq artistes excellent dans les joutes spectaculaires à grand renfort de chorégraphies et de lumières multicolores (on se souviendra longtemps de la reprise de Fantastic Baby pendant le rappel), ils épatent également par leur justesse vocale et rythmique sur des titres savoureux tels que Café, où le rap puissant de T.O.P. s’allie à merveille avec les notes groovy de Daesung et les falsettos suaves de G-Dragon. Dans ces moments-là, la mise en scène se met savamment en retrait, laissant la part belle à l’harmonie et la dynamique entre les voix.

Pour leur tout premier passage en Europe, les BIGBANG surprennent aussi par leur facilité de contact avec un public visiblement conquis. Un public qui goûte sans modération les multiples changements de style vestimentaires du groupe et qui ne s’étonne même plus des excentricités capillaires de G-Dragon, le leader du groupe qui écrit et compose la plupart des chansons et que l’on remarquait de loin avec ses cheveux rouge vif.

Tandis que T.O.P. joue de sa démarche flegmatique et de sa voix grave, déclenchant au passage une vague d’hystérie dans la salle à chacune de ses entrées en scène, Daesung se donne à fond dans chacune de ses interventions – sa voix est l’une des plus puissantes de la scène K-pop – et charme avec son sourire enfantin. De son côté, Seungri, le plus jeune du groupe, n’hésite à entrer en scène le fusil laser à la main, façon héros de film d’action, pour sa prestation solo. Un Seungri qui s’impose aussi comme un habile chauffeur de salle, assurant la dose d’humour nécessaire pour capter immédiatement la sympathie de l’audience – caricaturer l’accent anglais devant le public londonien, il fallait oser ! Quant à Taeyang, chanteur à la voix sensuelle et danseur compulsif devant l’éternel, il endosse avec brio le costume de maître de cérémonie et prend littéralement possession de l’espace, n’oubliant pas de délivrer au passage quelques moments de fan-service pour son public féminin. Premier arrivé sur scène, dernier parti : on a cru que le staff devrait recourir à un lasso pour le ramener dans les coulisses !

Elodie Leroy

 

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