Après The President’s Last Bang et Le Vieux Jardin, Im Sang-Soo délaisse l’Histoire de la Corée pour revenir vers un registre purement intimiste avec un remake de La Servante de Kim Ki-Young, soit les mésaventures d’une gouvernante naïve embauchée dans une famille aussi dysfonctionnelle que puissante.

Si la première demi-heure séduit par son mélange d’humour et de tension érotique (la première scène de sexe entre Jeon Do-Yeon et Lee Jeong-Jae est hilarante), The Housemaid s’égare ensuite pour nous perdre en route avec des rebondissements inutilement choquants.

the_housemaid_01L’idée du huis-clos développant un rapport malsain entre les femmes du film était séduisante, mais Im Sang-Soo échoue à en tirer un véritable propos et à trouver le ton juste dans cette satire sociale caricaturale, le film sombrant peu à peu dans le grotesque même si Jeon Do-Yeon sauve de justesse la mise le temps de quelques scènes.

Après un sans faute jusqu’au Le Vieux Jardin, Im Sang-Soo fait son premier faux pas avec The Housemaid, la première grosse déception de cette compétition cannoise 2010.

Elodie Leroy

Article publié sur Filmsactu.com le 14 mai 2010

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